Cristian Rodríguez sans Tour et sans bruit
Astana laisse de côté le meilleur Espagnol du dernier Tour : Cristian Rodríguez
Le cyclisme est un sport d’absences silencieuses qui dépassent souvent les gros titres des journaux.
Alors que le forum fait rage pour savoir si Mikel Landa sera finalement exclu des huit de Soudal pour le Tour de France, et que les démissions de Pello Bilbao ou du jeune Iván Romeo sont acceptées avec résignation en raison de problèmes de santé qui les empêchent de performer au niveau requis, la grande course qui part de Barcelone passe par un autre des noms du peloton espagnol.


Cristian Rodríguez ne sera pas non plus sur la ligne de départ sous les couleurs d'Astana, complétant un sombre tableau pour les fans en quête de solidité au classement général.
Le retrait du coureur d'Almería ne répond pas à des revers de dernière minute, mais à une décision qui pique dans le sport.
Cristian Rodríguez, cycliste caractérisé par son extrême discrétion en tout-terrain et sa fiabilité absolue lorsque le terrain devient raide, a été le meilleur Espagnol classé lors de la dernière édition de la Grande Boucle.


Sa régularité a fait de lui un incontournable dans le paysage des grandes courses, notamment en compétition sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes.
Cependant, les chemins entre l’Andalou et la structure d’Alexandr Vinokurov semblent s’être définitivement distancés.
Les raisons de cette absence marquante indiquent que le cycliste ne poursuivra pas dans la discipline par équipe kazakhe la saison prochaine.
Sans accord de renouvellement sur la table, l'équipe a choisi de constituer une composition pour le Tour qui vise d'autres objectifs immédiats.
La pré-liste de Procyclingstats suggère que les honneurs de l'équipe reviendront à des hommes comme Sergio Higuita et Lorenzo Fortunato.
Ce pari dessine un bloc axé sur la chasse aux étapes et aux victoires partielles lors des journées de montagne, sacrifiant la régularité dans la lutte pour le classement général qu'un profil comme celui de Cristian Rodríguez garantit à chaque grand tour.
Pour le cyclisme espagnol, la perte de cette pièce au départ de Barcelone est un coup dur.
Rodríguez incarne le métier de grimpeur constant, capable de s'accrocher aux favoris sans avoir besoin de monopoliser la vedette médiatique.


Son exclusion du Tour de France montre le pragmatisme grossier des bureaux du cyclisme, où le manque de continuité contractuelle l'emporte sur les performances passées ou la garantie d'une place d'honneur à Paris.
Le tour français démarre avec moins d'options espagnoles et avec la certitude que la discrétion se paie parfois par l'invisibilité.

