Le cyclisme de Markel Beloki ne comprend pas les raccourcis
Tout ce qui entoure Markel Beloki nous rappelle la façon dont les cyclistes étaient créés auparavant
La première fois qu’on parle de Markel Beloki dans ce carnet mal bagué, a-t-on mis trop de temps ? Oui, mais le moment en vaut la peine, enfin le moment et le contexte.
Le cyclisme actuel, obsédé par l'immédiateté et l'extrême précocité, a laissé derrière lui l'idée que la maturation d'un coureur nécessite de la patience et un tir lent.
Dans ce scénario de précipitation, Markel Beloki apparaît comme une exception qui confirme la règle, un vers lâche qui progresse pas à pas, sans peur mais sans la témérité de faire un faux pas qui tronque une trajectoire prometteuse.


Son parcours à l'EF est le reflet d'une cuisine d'antan, loin d'une concentration excessive, privilégiant l'apprentissage au résultat immédiat.
Cependant, le marché n'est pas étranger aux talents silencieux et Netcompany Ineo, la puissante structure britannique autrefois en pleine reconstruction sous son nouveau sceau technologique, a agi rapidement pour obtenir sa signature à partir de la saison 2027.
Cette incorporation représente un coup d'autorité de la part de l'équipe britannique, qui cherche à reconstruire son identité et à diriger le peloton dans les années à venir.
Movistar n'est pas entré dans le hiéroglyphe…
L'équipe s'entoure ainsi de l'une des perles les plus solides de la scène espagnole, comme Carlos Rodríguez, un cycliste de moins de 21 ans, qui dans ce Giro d'Italia fait preuve d'une solidité remarquable.


Lors de la manche italienne, Beloki a constamment flirté avec le top 10 du classement général, faisant preuve d'une admirable régularité qui n'a été gâchée que par une mauvaise journée lors de la très dure journée de Pila, décrite par lui-même comme le moment le plus dur de sa courte carrière professionnelle.
Malgré ce revers, la valeur de Beloki réside dans sa résilience et son environnement.
À la maison, l'influence de son père, Joseba Beloki, est fondamentale pour comprendre sa maturité.
Écouter les réflexions du coureur est un délice, il sait expliquer le métier sous tous les angles possibles, avec un discours lent, réfléchi et profondément raisonné qui enlève l'anxiété si courante chez la nouvelle génération de cyclistes.
Après avoir fait ses débuts l'année dernière lors d'une grande épreuve, sur la Vuelta a España, il affronte désormais la dernière semaine du Giro avec l'objectif de regagner cette place parmi les dix premiers de la course.


Il se trouve à environ cinq minutes de l'objectif, avec plusieurs coureurs intermédiaires que vous pourrez vaincre si vos forces sont avec vous sur les derniers blocs de montagne.
Le cyclisme de Markel Beloki ne connaît pas les raccourcis, mais plutôt la persévérance nécessaire pour mériter, à part entière, la place qu'il mérite dans l'élite.







