Flèche wallonne : Paul Seixas fait tout et jusqu'ici bien

Paul Seixas a aussi du répertoire pour la Flèche wallonne

Chaque action de Paul Seixas est désormais soumise à un examen total, presque obsessionnel.

Ce n’est pas étonnant ; Nous parlons du nom que chacun désigne pour occuper une place à la table des élus.

Les motifs et le plan ne manquent pas, même si le chemin vers le sommet est long.

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Dans ce transit, nous décortiquons ses qualités et ses défauts, et la vérité est que le Français apparaît comme un cycliste total.

Oui, lors du déploiement d'Itzulia, nous l'avons vu résoudre chaque scénario avec solvabilité : rouler, descendre et, bien sûr, grimper.

Ce qui a été réalisé dans la Flecha Wallona a été une confirmation de cette maturité précoce.

Entrer dans le Mur de Huy bien positionné après deux cents kilomètres de bataille n'est pas une anecdote, c'est une prouesse technique et physique qui étouffe habituellement les vétérans aguerris.

Nous avons assisté à une course lancée, avec des évasions vouées à l'échec et ce carrousel de noms illustres qui dressaient la tête jusqu'à ce que le terrain dicte sa sentence.

Là, Seixas est apparu, inexpérimenté sur la licence mais insultant et sûr de ses possibilités.

Sa gestion de la montée finale n'est pas sans rappeler les meilleures performances d'Alejandro Valverde.

Il était placé aux premières places depuis la base, surveillant à gauche et à droite, maintenant l'ordre dans le groupe avec un regard périphérique inadapté à son âge.

Il a lancé son dernier pari après la courbe de Criquielion, conscient qu'en l'absence des trois ou quatre chevilles ouvrières absolues du circuit, son départ était mortel.

Sans Pogacar, Evenepoel, Van Aert ou Van der Poel, Seixas véhicule cette même aura de supériorité, ce sentiment de concourir dans une ligue différente lorsque les grands ne sont pas à l'affiche.

Il a réussi à prendre un avantage de quelques secondes sur Mauro Schmid et Ben Tulett avec une froideur mathématique, offrant à Decathlon un podium au goût de hiérarchie.

L'équipe commence d'ailleurs à comprendre que si elle veut conserver ce diamant à l'avenir, elle devra élever son niveau structurel en même temps que celui de sa star.

Après avoir brillé dans les Strade Bianche et l'Algarve, cette Flecha wallonne constitue le parfait préambule à Liège-Bastogne-Liège.

Dimanche, des visages seront vus avec les propriétaires du cyclisme actuel.

Ce que nous avons vu jusqu’à présent semble être une excellente entrée avant le plat principal.

À dix-neuf ans, même Tadej Pogačar n’avait pas osé en faire autant sur des scènes d’un tel calibre.

Ce n'est pas une comparaison gratuite ou haineuse, c'est simplement la réalité que projette Paul Seixas.

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