Ayuso ou Skjelmose ? Bien sûr, il y a un dilemme chez Lidl-Trek

Le débat chez Lidl-Trek se situe entre deux noms : Mattias Skjelmose et Juan Ayuso

Le moment de vérité du Tour Auvergne-Rhône-Alpes révèle les coutures de la planification et oblige à prendre des décisions définitives.

Désormais, l'accent est mis sur Lidl-Trek, un bloc qui s'éloigne des records et des brillants de la saison dernière, avec l'urgence d'ajouter et de justifier son statut.

Le débat interne est incarné par deux noms : Mattias Skjelmose et Juan Ayuso. Ils partagent des vertus indéniables, ce sont deux cyclistes superlatifs, mais ils portent aussi une ombre identique, celle de susciter de sérieux doutes lorsque la route devient raide dans les grandes épreuves, notamment lors des épreuves de trois semaines.

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La question est aussi directe qu’inconfortable : qui doit assumer les couleurs de leader absolu ?

Pour Ayuso, le scénario manque de mystère et il ne voit pas vraiment de problème dans la coexistence, mais la réalité du cyclisme moderne contredit ce calme apparent.

Nous vivons à l’ère des structures énormes, des transatlantiques financières qui regroupent deux, trois voire quatre atouts théoriques pour une même course, faisant de la gestion des égos un art du funambule.

C’est un fait qui se répète dans tout le peloton.

On se demande qui commande chez Red Bull-Bora-Hansgrohe, Remco Evenepoel ou Florian Lipowitz, ou qui mène la barque chez Ineos Grenadiers entre Kévin Vauquelin et Oscar Onley.

Le contre-la-montre par équipes de ce même Dauphiné a déjà montré que ces sujets brûlaient vraiment au sein des effectifs.

Les propres réactions publiques de Vauquelin ont montré la tension cachée générée par le partage de la vedette alors que la route exige une hiérarchie claire.

Même si les coureurs tentent de réduire la pression devant les micros, la route ne comprend pas la diplomatie.

Juan Ayuso a sauté sur les rumeurs, qualifiant de ridicules les insinuations – il les croira ridicules, mais elles sont plus vieilles que le vélo – sur un dilemme de leadership avec Skjelmose dans les rangs de Lidl-Trek, essayant d'étouffer dans l'œuf un débat qui reste pourtant latent dans l'atmosphère.

Le cycle des superstructures a créé un scénario dans lequel avoir trop de coqs dans le poulailler n'est plus une bénédiction, mais plutôt la source d'un casse-tête organisationnel qui éclate souvent et pas toujours pour le mieux.

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