Wout van Aert, le meilleur cycliste du monde, dit-on

Wout van Aert est-il toujours le meilleur cycliste du monde ?

La colère d'Hugo Hofstetter face à la ligne d'arrivée du Parc des Oiseaux, où il a à peine eu un mot dans l'interview qui a suivi, ressemblant à un véritable ballon éclaté, pourrait être pleinement justifiée dans toute autre circonstance s'il n'avait pas terminé deuxième derrière Wout Van Aert.

Nous n'allons pas nous précipiter dans des jugements, mais la réalité est que le Belge a l'air bien, fort et confiant sur la moto.

Van Aert avait l’équipe à ses côtés, réagissant comme il l’avait fait la veille, puis, quand les choses se sont passées, il avait les jambes pour finir.

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Deux mois après sa victoire à Roubaix, avec une victoire sur terre entre les deux, Van Aert gagne à nouveau, et ce, moins d'un mois avant le départ du Tour de France.

Il a remporté le sprint, comme au début de sa carrière, en faisant preuve d'une de ses grandes vertus : cette vitesse et cet instinct de tueur qui correspondent aux bons sentiments véhiculés par Visma, vainqueur du Giro avec Vingegaard et du contre-la-montre par équipes avec Matteo Jorgenson à la barre.

Visma roule et roule fort, mais il sait que si Van Aert va bien, l'équipe roulera encore mieux, redevenant ce rouleau d'antan et le véritable rival que recherche Pogacar.

Mais s'il vous plaît, profitons du moment présent, avec le prototype d'un cycliste qui peut gagner à Roubaix, qui est bon pour la montagne et qui peut battre ses rivaux, et qui, s'il le souhaite, peut participer à des contre-la-montre.

Le meilleur cycliste du monde, diraient certains, et la vérité est qu’ils ont raison.

J'espère revoir ce coureur total, celui-là même qui vole à Calais, sauve les meubles avec maestria sur le pavé et fait exploser la course au Tourmalet ou au Hautacam.

Ou celui qui vous bat trois étapes du Tour, chacune de son père et de sa mère, parce qu'il est bon en tout.

Le cyclisme actuel appartient à ces élus, à ceux qui brisent les moules traditionnels et ne comprennent pas les spécialisations.

La frustration d'Hofstetter est compréhensible, mais se retrouver face au meilleur cycliste du monde oblige à accepter que la deuxième place est parfois la véritable limite de ce qui est possible face à une super classe.

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