Retour : « La dernière danse » de Mikel Landa

L'étape de la Vuelta atteint Mikel Landa le dernier jour possible

Peu après avoir franchi la ligne d'arrivée, après s'être poussé dans le dernier tronçon en bas, Mikel Landa a reçu de l'eau de son assistant à Soudal.

L'équipe belge ne laisse pas cette Vuelta vide grâce aux Alavés, récemment proclamés vainqueurs du Collado de Alguacil.

Landa ne regardait nulle part ailleurs que vers le sol ou son guidon.

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Il était complètement brisé, vide, mais il trouva la force de se lever et de serrer son assistant dans ses bras.

C'est Mikel Landa, un gars reconnaissant.

Après, visiblement excité, il savait que ce triomphe avait une saveur bien particulière.

Il est probable qu’il ne participera plus à une course de trois semaines.

Sa prochaine destination est Euskaltel, le projet sur lequel il revient pour faire grand et durable, une équipe qui ne pourra guère revenir au grand tour espagnol, du moins à court terme avec son maillot orange caractéristique.

Landa a été le plus malin dans une évasion « oignon » démantelée par un bloc qui ne fait pas partie des géants du budget, mais qui fonctionne comme s'il l'était : le One-X.

Ils ont mis six coureurs dans une coupe de treize unités, dans une évasion qui a perdu des membres couche par couche jusqu'à ce qu'elle soit réduite au minimum.

Il y a quelques jours à peine, Landa a avoué qu'il traversait le pire moment de sa carrière, que ses jambes n'en pouvaient plus.

Cependant, juste au cas où, il a décidé de se faufiler dans le mouvement de la journée la plus exigeante de tout le test.

Une journée comparable à cette étape mythique andorrane enregistrée en 2015.

Le truc de Landa, ce sont les victoires dans des jours de dénivelés sauvages, de chaînes diaboliques et de mètres verticaux accumulés.

La victoire a été grande face au vidage d'Uno-X et sans qu'un Egan Bernal de service ne le batte en arrivant tôt en raison des manifestations.

Cette journée confirme qu’il n’est jamais trop tard et que jeter l’éponge est rarement une alternative.

Landa l'a montré aujourd'hui et Enric Mas l'a soutenu avec trois semaines de régularité.

Le cyclisme espagnol relève une fois de plus la tête sur la Vuelta, aux côtés des suspects habituels, comme si le changement générationnel tant recherché ne s'était jamais concrétisé parce que les vétérans refusent de céder leur place.

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