Laissons Cian Uijtdebroeks regarder Enric Mas

La malchance n'est pas éternelle, c'est ce que doit penser Cian Uijtdebroeks

Ces journées de fraise et de miel d'Enric Mas sur la Vuelta, c'est Cian Uijtdebroeks qui me vient à l'esprit.

Non seulement à cause du bien que cela ferait pour le leader de la course, très seul aujourd'hui à Elche de la Sierra, mais aussi à cause de la chance qui l'a abandonné vêtu de bleu.

Et le parcours de Cian Uijtdebroeks sous les couleurs de Movistar n'aurait pas pu commencer de manière plus terrible.

CCMM ValenceCCMM Valence

Après cette signature bruyante qui cherchait à consolider l'avenir de l'équipe Telefónica, la réalité de la compétition a rendu un équilibre dévastateur pour le jeune coureur belge.

La première année des quatre prévues dans son contrat est devenue une épreuve de chutes, de maladies et d'accidents physiques qui laissent une profonde couche d'incertitude.

Le reflet du moment actuel est dévastateur.

L'image du cycliste franchissant la ligne d'arrivée en dernière position lors d'une des premières étapes de la Vuelta, entre larmes de frustration et portant les conséquences d'une chute, expose la rudesse d'un sport qui ne permet pas de répit.

Nous le voyons dans cette même course.

Par la suite, de graves blessures à la cheville ont été confirmées, obligeant à un inévitable abandon avant le début de la cinquième journée.

Une issue amère mais logique pour ceux qui avançaient déjà à la limite de leurs forces.

Ce revers lors de la manche espagnole n'est pas un événement isolé dans leur calendrier.

Il y a quelques semaines à peine, l'aventure du Tour de France s'est terminée sur le même chemin que l'abandon lors de la sixième étape, ensevelie par une grave infection à l'estomac et des épisodes fébriles qui ont entraîné des tensions avec la structure elle-même sur la gestion de ses efforts.

Deux grandes tournées consécutives terminées tôt dressent un tableau gris.

Aujourd'hui, mais pas demain.

La distance entre cette version affligée et l’émergence stellaire de la Vuelta 2023 est épouvantable.

Cette performance, familière avec les meilleurs à vingt ans, a déclenché des attentes excessives qui pèsent aujourd'hui comme une pierre.

Cependant, en cyclisme les trajectoires ne sont pas linéaires.

Votre jeunesse reste votre plus grand atout disponible. Il reste trois saisons pour se remettre sur les rails, peaufiner la préparation et retrouver la confiance perdue.

Le talent qui a ébloui n'a pas disparu, il lui faut simplement un environnement stable et sans malheur physique pour s'épanouir à nouveau.

À la maison, vous avez le meilleur exemple que lorsque vous l'imaginez le moins…

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