Un Tour qui prend du temps pour Juan Ayuso
Chaque étape parcourue par le Tour devient un ballon pour Juan Ayuso
Le Tour de France ne pardonne pas le manque de définition et le parcours de Juan Ayuso à travers la course entre en terrain glissant.
Le cycliste espagnol fait marche arrière.
Un très bon départ, toujours en avance, résistant, voire chassant, parmi les meilleurs du Tourmalet, mais le poids des journées lui coûte cher.


Le Plateau de Solaison a frappé fort, le contre-la-montre encore pire.
Difficile de déterminer si le déclin répond à une limite physique insurmontable, au rythme exigé par ses rivaux ou à une approche conditionnée de la saison.
La chute de Paris-Nice et l'abandon prématuré d'Itzulia sont loin dans le temps, mais la route n'accepte pas de circonstances atténuantes lorsque les forces vacillent.
Installé à la cinquième place du classement général, le bilan provisoire d'Ayuso propose un package trompeur.


Leur présence est une conséquence directe des forfaits de Jonas Vingegaard et Florian Lipowitz, deux piliers du podium de l'an dernier avec Tadej Pogacar.
Sans ces pertes en cours de route, la position réelle de l'Alicante serait plus modeste.
A deux minutes et demie du podium, l'objectif initial est flou.
Isaac del Toro, l'une des raisons de son départ des Émirats arabes unis, et Paul Seixas transmettent un coup de pédale plus agile et décisif.
De dos, la menace ne vient pas d'un rival étrange, mais du vestiaire lui-même : Mattias Skjelmose serre les dents, gagne du terrain jour après jour et pointe à moins d'une minute.


Le Danois ou l'Espagnol on se demandait en début d'année, les deux sont très éloignés
Si le problème d'Ayuso se résume à une accumulation de fatigue, le scénario frise le drame face à la montagne qui l'attend dans cette dernière ligne droite.
Il convient de rappeler que le coureur est toujours en lice pour le classement des jeunes et qu'un revers précis en juillet ne détermine pas définitivement son avenir dans les grands tours.
Nous verrons…
Toute cette analyse intervient un jour où Remco Evenepoel a encore une fois livré une autre exhibition contre la montre, toujours sur Pogacar, la même qu'il avait déjà battue au Plateau de Solaison.
Rares sont ceux qui peuvent le dire.


Les enfants sont montés sur scène et Juan Ayuso ne veut pas en sortir, la réalité est autre.


