Wout van Aert, de retour à l'entraînement, bien plus tôt que prévu

Celle de Wout van Aert est une autre récupération qui ne rentre pas dans les délais

Il fut un temps où le cyclisme était régi par des temps biologiques, ceux qui dictent qu'une fracture a besoin de calme et qu'une intervention chirurgicale nécessite plus qu'un pansement propre pour être considérée comme terminée.

Mais dans le cycle des mille révolutions, où les contrats sont signés dans le sang et où les points de l’UCI l’emportent sur la santé à long terme, Wout van Aert est une fois de plus le protagoniste d’un « miracle » qui, honnêtement, commence à paraître familier et donc inquiétant.

CCMM Valence

À peine dix jours après avoir subi une intervention chirurgicale pour soigner une fracture de la cheville – conséquence de sa énième chute intempestive – on lit que le Belge pose déjà sur le vélo.

L’image cherche à exprimer la résilience, ce concept si galvaudé aujourd’hui, mais ce qu’elle projette en réalité, c’est la dictature de l’immédiateté. Est-ce une victoire médicale ou une capitulation face à la pression du calendrier ?

Le message envoyé par l'environnement Visma-Lease to Bike est clair : Wout est de retour.

Cependant, de ce point de vue qui regarde passer les cyclistes depuis 15 ans, on ne peut s'empêcher de se demander quel sera le bilan de cette situation à l'avenir.

Nous avons déjà vu des cas similaires avec Evenepoel ou Vingegaard lui-même ; Il semble que si vous ne réduisez pas les temps de récupération de moitié, vous ne serez pas un « top » dans ce sport.

Le truc de Van Aert n'est pas seulement une question de physiologie privilégiée.

C’est la preuve que le cyclisme moderne n’autorise pas la jachère.

On s’entraîne sur la douleur, on rivalise sur les cicatrices, et l’imprudence est célébrée comme s’il s’agissait d’un exploit épique.

Le plus critique dans cette situation n'est pas seulement la cheville de Wout van Aert, mais aussi l'exemple qui se répand.

Si un professionnel d'élite, avec tous les moyens à sa disposition, décide que dix jours suffisent pour pédaler après une fracture, que ne fera pas le cycliste amateur qui cherche à imiter ses idoles ?

Nous sommes confrontés à une fuite en avant.

Van Aert doit rattraper le temps perdu dans une saison qui lui file entre les doigts, et l'équipe a besoin de son atout le plus charismatique sur la photo.

Mais attention : la précipitation est généralement le prélude à la rechute.

Dans la signature cycliste que nous défendons, nous préférerions voir un Van Aert véritablement guéri, même si cela a pris un mois de plus, qu'un coureur qui défie la logique médicale en raison des exigences du scénario.


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