Tadej Pogacar dans le succès cycliste de Levante
Les mauvaises ondes de Tadej Pogacar à l'entraînement à Valence
La route est le bureau de ces gens et parfois on a l'impression qu'on l'oublie.
Tadej Pogacar, qui n'est pas exactement un gars maussade ou quelqu'un qui se ménage un sourire, du moins sur le papier, a dû mettre les points sur ses i sur son Strava après une altercation avec un fan qui n'a pas compris le timing.
Le Slovène s'est arrêté un instant, il était en pleine pause nécessaire entre les sets, et il s'est heurté à la demande incomprise de quelqu'un qui estime que le cycliste lui doit quelque chose du simple fait d'être là.

Le résultat a été un doigt d’honneur en l’air et une colère qui transcende l’anecdotique car il pleut sur le mouillé.
Il y a quelques jours à peine, nous avons entendu parler de Jonas Vingegaard à Malaga, une autre situation de stress écrasant. Nous avons les meilleurs au monde qui choisissent nos routes pour préparer leurs objectifs, faisant de la géographie espagnole la meilleure salle de sport en plein air de la planète.
Mais cette hospitalité se fissure, faute de tact.
Voir un cycliste debout sur le bord de la route ou prendre un café sur le pouce ne signifie pas qu'il traîne ou que son temps nous appartient.
Vous êtes au milieu de votre journée de travail, souvent avec votre rythme cardiaque qui s'accélère et la tête tournée vers le prochain watt dont vous avez besoin pour bouger.
Le cyclisme est le seul sport qui permet ce niveau de proximité, mais cet avantage est à double tranchant s’il n’est pas géré avec respect.
Des endroits comme Calpe ou Gérone commencent déjà à ressentir un épuisement, s'approchant d'un plafond de saturation où la coexistence entre le professionnel et l'environnement devient tendue.
Si le fan ne comprend pas que la priorité est de les laisser travailler, on finira par tuer la poule aux œufs d’or.
Un professionnel bien traité est le meilleur ambassadeur possible du tourisme et de l'image du pays ; Un professionnel harcelé est quelqu'un qui va ensuite choisir une autre destination où personne ne lui mettra un stylo sous le visage pendant qu'il essaie de reprendre son souffle.
Il ne s’agit pas de refuser un autographe, il s’agit de lire le moment présent et de comprendre que, peu importe à quel point elles sont des stars, elles travaillent.
Si nous ne respectons pas leur espace, nous sommes tous perdants.






