Itzulia omet Eibar mais pas les murs

Sans terminer à Eibar, Itzulia propose à nouveau un itinéraire de tranchées

L'Itzulia Pays Basque 2026 a dévoilé sa feuille de route et, au-delà des chiffres vertigineux d'inégalités, l'attention se porte sur un changement de schéma qui rompt avec l'inertie de ces dernières années.

La présentation officielle à Eibar a confirmé un parcours qui ne s'arrête pas, mais qui modifie l'ordre de ses facteurs traditionnels.

Ce n’est pas qu’il y ait un manque de tradition ou que le changement soit intrinsèquement négatif ; C'est simplement un pari différent.

CCMM Valence

Le retour du contre-la-montre initial à Bilbao, récupérant ce parcours de 2021 que la pandémie a laissé haletant dans les fossés, est le premier succès.

Mais le vrai débat survient lorsqu’on regarde le programme du week-end.

L'étape reine d'Eibar, cet écosystème de murs et d'asphalte rugueux qui dicte habituellement la sentence, est avancée à vendredi.

Ce sont 176 kilomètres et près de 4 000 mètres de pente positive qui cette année ne fermeront pas le rideau, mais feront office de grand filtre à 48 heures de Paris-Roubaix.

Beaucoup d'entre nous ont aimé cette finale de la fête à Eibar, ce sentiment que samedi l'armurier était le seul juge possible de la course.

Cependant, le fait qu’Itzulia ne s’arrête pas là n’est pas un sacrilège, mais plutôt un changement de registre.

Le parcours 2026 propose une rudesse sourde et constante : du terrain accidenté de Mendukilo à la nervosité de Basauri et Galdakao.

L'organisation a décidé que le feu d'artifice final aurait lieu à Bergara, avec une courte journée de 135 kilomètres qui, même si elle n'a pas le nom d'Arrate en arrière-plan, maintient la tension nécessaire pour que personne ne se détende.

Ce nouveau design oblige les coureurs à adopter une lecture différente.

Déplacer le bloc le plus dur au vendredi n'enlève rien à la compétition, cela redistribue simplement l'effort.

Avec 29 ascensions marquantes et une montagne qui est une constante, l'Itzulia 2026 reste fidèle à son ADN de course indomptable.

La perte de la fermeture d'Eibar peut générer une certaine nostalgie, mais le cyclisme moderne vit aussi de ces rebondissements scénaristiques qui cherchent à maintenir l'incertitude jusqu'au dernier mètre à Bergara.


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