La Volta a la Comunitat Valenciana est livrée avec une affiche et un itinéraire
La Volta a Volta a la Comunitat Valenciana ouvre le mois de février en grand
La Volta a la Comunitat Valenciana célèbre sa soixante-dix-septième édition, se réaffirmant comme cette oasis début février où le cyclisme carat se réveille de sa léthargie hivernale.
Avec la moitié du peloton ayant passé ces mois ici, ce n’est pas une course de remplissage ; La conception de cette année, avec un contre-la-montre individuel qui brise la monotonie et une étape reine effrayante par ses pourcentages, oblige les coqs à enlever leurs survêtements à l'avance.
Ici on ne vient pas seulement ajouter des kilomètres au soleil, on vient marquer un territoire sur un calendrier qui n'attend personne.

L’accent principal revient inévitablement sur Remco Evenepoel.
Le Belge, désormais sous les couleurs de Red Bull avec un trois sur trois à Majorque, arrive les crocs acérés après s'être illustré à Majorque.
Pour Remco, Valence est un échiquier idéal : elle a dix-sept kilomètres de combat contre la montre entre Carlet et Alginet pour donner le ton et une montagne d'Alicante qui punit tout excès de confiance. Toutefois, ce ne sera pas une aventure triomphale.
Joao Almeida dirige un EAU qui joue à domicile grâce à ses infrastructures et à sa connaissance du terrain, se présentant comme le grand contrepoint au favoritisme belge.
Le poids d'Almeida est tel qu'il a un calendrier pour lui, sans rapport avec Pogacar lui-même.
A cela s'ajoute la morbidité de voir Cian Uijtdebroeks exhiber ses nouvelles galons dans une Movistar en manque de références solides dès la première minute de la saison.
L'itinéraire est une ode à la géographie valencienne, évitant les fins ennuyeuses.
La quatrième étape, partant de La Nucía et arrivant à Teulada, constitue le cœur de cette édition.
Trois mille trois cents mètres de dénivelés accumulés qui cachent des pièges comme l'Alto del Miserat et, surtout, ce Muro del Pou avec des rampes qui touchent les vingt-deux pour cent d'inclinaison. C’est un domaine où les tactiques d’équipe explosent généralement face à la force brute.
Même le dernier jour, sur le chemin de Bétera vers Valence, l'organisation a voulu éviter le défilé militaire en gravissant le Garbí à quarante kilomètres de la ligne d'arrivée.
C'est un clin d'œil à la combativité, une invitation pour le général à décider non pas par position mais par bravoure.
Avec Mads Pedersen et Biniam Girmay à la recherche des arrivées les plus rapides, la Volta 2026 propose un équilibre presque parfait entre la discipline du contre-la-montre et l'anarchie de la moyenne montagne méditerranéenne.
Allons-y.


