Giro: Movistar veut et finira sûrement par pouvoir

L'attitude de Movistar dans le Giro mérite au moins une victoire

Le Movistar Giro, c'est être comme je veux et je ne peux pas, un sentiment constant de nager pour mourir sur le rivage qui, cependant, maintient l'espoir que le désir deviendra enfin le pouvoir.

Ce n’est pas un scénario simple pour la structure téléphonique.

Ils sont dans tous les hangars, ils apparaissent dans les sprints, ils filtrent dans les escapades, mais cet imprévu surgit toujours, ce facteur extérieur qui perturbe les plans.

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Parfois, il s'appelle Jonathan Narváez, d'autres fois, c'est la tyrannie du grand groupe, et parfois, ce sont les désirs insatiables du skipper Jonas Vingegaard, qui n'a laissé aucun pantin en route vers Pila au moment même où Einer Rubio semblait prêt à défier Giulio Ciccone pour la victoire.

C'est l'éternel poisson qui se mord la queue.

Malgré les revers, la réalité est que l’équipe fait ce qu’elle doit faire et le fait bien.

Mettre quatre coureurs dans l'échappée du jour lors d'une des grandes journées de montagne de ce Giro d'Italia en témoigne.

Il ne s'agissait pas d'une présence de témoignage, mais d'un mouvement avec des rôles parfaitement établis, parmi lesquels Enric Mas qui avait clairement besoin de joie, concourant à nouveau sur une grande scène après une longue période, et démontrant la maturité de quelqu'un qui ne perd pas ses bagues lorsqu'il travaille pour des tiers.

La lutte pour le classement général étant désormais oubliée, Movistar s'est consacrée à la recherche d'une victoire d'étape.

Cette obsession de la victoire partielle ouvre l'esprit et expose la logique de cyclistes comme Paul Magnier, qui ne comprend pas très bien la dynamique qui cherche à le faire tomber pour qu'Orluis Aular ait moins de rivaux dans un hypothétique sprint.

Au final, dans ce sport, Alec Segaert de service apparaît et fait exploser votre stratégie de corner.

Mais l'attitude est indéniable. L’équipe mise, joue pour gagner, est courageuse et s’investit beaucoup dans les échappées.

Le problème évident réside dans la finition.

Movistar est similaire à ces équipes de football qui doivent générer mille occasions claires pour pouvoir prendre un avantage minime sur le tableau d'affichage.

Il est difficile de croire que s’ils maintiennent cette insistance et cette présence dans la course, ils n’auront pas d’options plus claires.

Le cyclisme est ingrat et ne comprend pas la justice, mais l'équipe mérite une meilleure fortune que celle qu'elle a obtenue jusqu'à présent, surtout cette fois, lorsqu'elle met tous les éléments nécessaires sur la table.

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