Giro : Decathlon se comporte comme une grande équipe

Pour Decathlon, le Giro est le moyen de demander une place à la table des grands

Le chantier est en ébullition après la clôture de la première semaine du Giro d'Italia, ce jour qui nous a conduit aux confins de l'Émilie-Romagne.

C'était une étape avec un profil de celles qui éblouissent tant la Vuelta a España, avec une montée finale explosive qui dans le Giro est parfois plus difficile à voir, mais qui cette fois nous met devant le miroir d'une nouvelle réalité : dans ce peloton il y a une structure qui fonctionne déjà selon les nouveaux codes du modèle, et qui n'est autre que le Decathlon.

C'est le message direct qu'ils tentent de transmettre, en montrant une ambition qui défie la logique conventionnelle et en évoluant avec les mêmes chiffres que ceux présentés par les gros blocs du circuit.

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Ils ont commencé à tirer et à sélectionner la carrière de leur patron, Felix Gall, sachant même parfaitement qu'en cours de route, Jonas Vingegaard finirait par terminer le travail.

Decathlon a voulu marquer un territoire et faire comprendre qu'il n'est plus l'équipe d'antan.

Il s'agit d'un bloc adulte, animé avant tout par la figure de Paul Seixas, qui n'est pas physiquement présent dans ce Giro, mais dont l'âme flotte dans l'environnement pour alimenter le statut de l'équipe comme l'une des grandes équipes.

Decathlon se présente ici avec un leader comme l'Autrichien Gall, le seul à avoir réussi à rester dans l'ombre de Vingegaard quand la route est devenue véritablement exigeante.

Il le fait soutenu par une classe moyenne puissante, capable de maintenir le peloton à mille à l'heure tout au long de la journée, de faire avorter les options d'échappée et de lancer son patron dans l'issue.

Il n’y a pas d’autre lecture possible, car même si sur le papier les bénéfices réels ont été énormes – concentrés presque exclusivement sur le temps accordé à Giulio Pellizzari – la vérité est que Félix Gall est déjà postulé comme la seule véritable alternative au grand favori.

L'Autrichien affronte le prochain contre-la-montre avec plus d'une minute et demie d'avance sur Jai Hindley et Cristian Scaroni, ses principaux poursuivants dans la lutte pour le podium.

Decathlon n'est plus régi par la logique des petites équipes, et Gall non plus ; Ils tirent et attaquent sans se retourner, sans demander de secours ou d'aide, car ils supposent qu'ils constituent un gros bloc.

En arrière-plan, on répète ce qui sera lors du prochain Tour de France la défense de Paul Seixas contre les grands monstres du cyclisme mondial.

Qu'une nouvelle marque française frappe à la porte de l'aristocratie est une excellente nouvelle qui diversifie et enrichit la zone noble du peloton.

Reste maintenant à voir si la tendance se poursuit et si Gall se consolide comme le seul homme capable de suivre Vingegaard dans les étapes décisives.

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