Et si le Tour quittait Madrid…
Il n'y aurait aucun obstacle logistique au départ du Tour à Madrid
Aujourd'hui, Barcelone devient l'épicentre mondial du cyclisme avec le départ de la course la plus importante de la planète.
Face à ce scénario, il est inévitable que se pose la question de savoir si le Tour de France pourrait quitter Madrid à l'avenir.
En analysant le fonctionnement de la course et la logique que l’organisation utilise dans ses expansions, l’idée ne serait pas du tout une utopie.


Passer de la capitale espagnole au territoire français ne serait pas si compliqué, posant un début et une ou deux étapes de transition sur le chemin vers la frontière.
Le Tour a historiquement montré qu'il irait là où il voulait être reçu, c'est-à-dire là où il était payé, comme on l'a vu à l'époque avec les départs de Copenhague ou de ces villes anglaises il y a quelques années.
L’Espagne, en somme, est un pays très habitué à recevoir la ronde française.


Avec la première prochaine dans la capitale catalane, il y aura déjà trois départs officiels de la course depuis le territoire espagnol, s'ajoutant à l'expérience de Saint-Sébastien il y a trente-quatre ans et du plus récent à Bilbao il y a trois ans.
Barcelone poursuivait cet objectif depuis longtemps, stimulé par le succès du public en 2009.
Une étape détrempée par la pluie qui n'enlève pourtant rien au charme de l'aventure.
Les départs officiels représentent le produit phare de l'organisation du Tour, et c'est précisément là que je crois que la course peut avoir la plus grande marge de profit et d'impact.


Alors que le peloton roule dans les rues catalanes, j'aimerais savoir comment les hommes politiques madrilènes compétents en la matière vont considérer le Tour de Barcelone le week-end prochain.
Après tout, il existe une inertie inévitable dans laquelle tout ce qui atterrit à un endroit est instantanément désiré à un autre.

