AlUla Tour : Le talent démesuré de Jan Christen

Un général se range finalement du côté de Jan Christen, après plusieurs

La victoire de Jan Christen sur l'AlUla Tour confirme un soupçon qui plane depuis longtemps dans le peloton : le talent ne garantit pas toujours l'élégance, ni la force ne garantit la tactique.

Le Suisse a remporté le classement général lors d'une étape finale qui reflète fidèlement sa carrière courte mais intense.

Il a attaqué le premier, comme quelqu'un qui ressent le besoin de prouver quelque chose à chaque kilomètre, il a failli s'effondrer lorsque ses forces l'ont momentanément quitté, mais il a fini par jouer ses cartes avec la froideur nécessaire pour terminer la course.

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Cependant, derrière le trophée reste la trace d'un coureur qui semble déterminé à être le protagoniste de tous les films, même de ceux auxquels il ne devrait pas participer.

Jan Christen est un cycliste omniprésent, de ceux qui remplissent l'écran.

Votre problème n’est pas un manque de qualité, mais une surexposition chronique.

Il dépense trop, s'exhibe trop et, pire encore, se perd dans des absurdités qui ternissent son nom.

Le voir franchir la ligne d'arrivée avec son téléphone portable à la main est le dernier chapitre d'une série d'attitudes qui confinent à l'insolence et qui ont déjà soulevé des ampoules au sein même de sa propre structure.

Il n'est pas nécessaire de se souvenir des paroles de Mikkel Bjerg l'année dernière pour comprendre que dans l'UAE Team Emirates, la gestion de l'ego et des efforts de Christen est un casse-tête récurrent.

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C'est dommage qu'un coureur avec ces jambes insiste pour être le « mauvais garçon » alors qu'il a la volonté d'être simplement le meilleur.

Pendant ce temps, l’équipe émiratie continue de consolider son statut de noix de coco du peloton.

Ils ont commencé l’année avec une voracité effrayante, gagnant presque par inertie et avec une rotation des noms qui fait de l’absence de Tadej Pogačar à peine une anecdote statistique.

Les Émirats arabes unis gagnent parce qu'ils disposent des meilleures ressources, mais aussi parce qu'ils semblent jouir de ce rôle de dominateur absolu qui génère un mélange d'envie et de rejet chez le reste des équipes.

Ils ont fait de la victoire une lourde routine pour les autres, démontrant que leur bloc B ou C est capable de maîtriser n'importe quelle course avec une étonnante facilité.

Christen est le dernier exemple en date de cette machinerie qui, même avec ses arêtes et ses gestes excessifs, ne laisse même pas des miettes pour le reste.

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