Jakob Omrzel a passé un bon moment
Jakob Omrzel sait qui sont Pogacar et Roglič mais déjà…
En Slovénie, il ne suffit plus d'être un bon cycliste, il faut vivre dans l'ombre de deux géants.
Jakob Omrzel pointe la tête dans le top 6 de la Vuelta, entre Onley et Skjelmose, à 20 ans et avec la lourde étiquette d'être la nouvelle perle de son pays.
Une dalle, en d’autres termes.


Un titre qui brûle, mais qu'on lit avec une froideur absolue.
Il ne veut rien avoir à faire avec des comparaisons avec Pogacar ou Roglič.
Il cherche à écrire son propre scénario sans se laisser emporter par le bruit extérieur.
Son émergence n’est pas le résultat d’un coup de chance ou d’un gros titre gonflé.
Celui de Novo Mesto sait déjà ce que c'est que de lever les bras dans le Paris-Roubaix junior, de remporter le Giro Next Gen et de porter le maillot de champion national absolu face à des coureurs aguerris aux mille batailles.
Désormais intégré à Bahreïn, il fait preuve d'une maturité inadaptée à son âge.




Il sait que les urgences du cyclisme actuel dévorent les talents avant l'heure, mais il préfère se concentrer sur l'exigence plutôt que de répondre aux attentes de la presse.
Ce qui est intéressant chez Omrzel réside dans sa polyvalence.
Nous ne sommes pas face à un pur grimpeur ou à un rouleur monolithique.
Capable de briller sur les pavés du nord et de rivaliser avec les meilleurs dans les étapes de montagne de la Vuelta, le jeune Slovène appréhende le cyclisme moderne comme un espace où la polyvalence est de rigueur.
Il a également remporté sa première étape plus jeune que Pogačar.
Sa mentalité reflète parfaitement cette nouvelle génération qui n’a peur d’aucun terrain ni d’aucun scénario.


Le Slovène ne cherche à être l'héritier de personne.
La statistique des records de jeunesse précoce est une donnée anecdotique pour les journaux.
Dans un sport obsédé par la recherche constante du prochain phénomène mondial, Omrzel opte pour le pragmatisme.
Il veut gagner, oui, mais selon ses propres conditions, en consolidant pas à pas son chemin dans le WorldTour et en prouvant que la meilleure façon de gérer la pression est de l'ignorer complètement.








