Pogacar veut aller chercher du pain à vélo

Désormais, Tadej Pogacar termine sa saison 2026

La démission de Tadej Pogacar en fin de saison après sa chute sur la Vuelta ne devrait surprendre personne.

Alors que la presse et les fans se perdaient dans les spéculations, les calculs des jours de récupération et les contes de vieilles femmes, la logique dictait dès la première minute que leur saison 2026 s'était terminée sur cet asphalte.

Les blessures cervicales n'impliquent pas de miracles ni de rouleaux le lendemain.

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Forcer le corps à rivaliser avec une maladie de ce calibre frôlait l’insouciance.

Le Slovène avait infiniment plus à perdre qu'à gagner en insistant pour raccourcir des délais absurdes pour participer au Championnat d'Europe à domicile, à la Coupe du monde ou en Lombardie.

Un échec ou un nouveau problème avec la zone mal cicatrisée ne menaçait pas seulement sa carrière en selle ; Il mettait en jeu sa propre santé à long terme.

Au final, au-delà des watts et des exhibitions, Pogacar valorise sa vie personnelle à Monaco avec Urska autant voire plus que n'importe quel trophée.

Il souhaite continuer à vivre en paix lorsqu'il décide de raccrocher son vélo.

Son bilan de service cette année est encore une fois monumental, laissant même plusieurs objectifs intacts.

Il repart cette saison avec Milan-San Remo enfin en poche, paradoxalement vaincu après une chute qui aurait fait tomber n'importe qui de son siège.

Cette victoire clôt l’un de ses grands fronts ouverts et modifie les priorités pour l’avenir.

Alors que La Vuelta est à nouveau reportée et en suspens, la grande envie qui tient éveillé le coureur n'est pas la manche espagnole, mais Paris-Roubaix.

Le pavé français représente sa véritable frontière en suspens, un terrain où la fortune lui a souri bien plus qu'au nord de l'Espagne.

La course hispanique est une fois de plus reléguée à cette deuxième étape où le Slovène l'a toujours eu : un objectif séduisant de compléter le triplet, mais jamais la priorité absolue lorsque le calendrier est serré.

L'esprit de Pogacar ne pense déjà qu'à bien guérir pour attaquer l'enfer du nord en 2027.

Et puis le reste…

Image : ASO/Paul Le Strat


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