Ils disaient que sauf catastrophe, Pogacar gagnerait la Vuelta…

Sans Tadej Pogacar, la Vuelta voyage dans le passé

On l'avait dit à Monaco, lorsque le premier leader s'est habillé, sauf catastrophe, Tadej Pogacar remporterait la Vuelta a España 2026.

Eh bien, la catastrophe est arrivée.

Un éclair d'hélicoptère, une manœuvre brusque et le maillot rouge est projeté vers la droite.

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Tadej Pogacar abandonne la Vuelta a España.

Cela arrive avec une course vouée à l'échec, trois victoires partielles en six jours et un avantage confortable sur leurs poursuivants.

L'option du triplet et de clôturer une année parfaite, une autre, disparaît subitement.

Le Slovène montre qu'il n'est pas à l'abri de la dureté de l'asphalte et, sauf grosse surprise, il termine ici sa saison de compétition.

Il est temps d’assimiler l’impact de voir tomber quelqu’un qui semblait intouchable.

Très récemment, après avoir quitté la route en direction de Castellón, nous avons commenté l'étrange fortune qui l'accompagnait dans les moments critiques.

On se souvient de passages sur les Strade Bianche, le Tour ou le San Remo où il a évité la catastrophe de millimètres.

Hormis cette fracture à Liège il y a quelques saisons, sa carrière a été un exercice de survie impeccable.

Habitués à leur invulnérabilité, cet incident nous rappelle que maintenir ce rythme sans une seule égratignure confine au miracle.

Son départ laisse la tournée espagnole sans référence.

Fini le spectacle des offensives lointaines, des attaques sans calcul et de l'ambition de vaincre en offrant toujours son cachet.

Leur présence imposait une supériorité qui frôlait le monopole, mais obligeait en même temps le peloton à rivaliser à la limite de ses forces.

Sans lui dans la mêlée, l’épreuve entre dans une toute autre dimension, plus terrestre et prévisible.

La Vuelta va de 2026 à 2019.

Les légendes de ce sport se construisent en surmontant la logique, en évitant le danger là où d'autres trébuchent et en maintenant une efficacité presque absolue.

Cependant, le cyclisme ne pardonne ni les distractions ni la malchance.

Pogacar roule dans le même peloton, subit les mêmes frictions et saigne comme les autres lorsqu'il touche le sol.

Cela a été un privilège d'assister à leur domination pendant cette partie de l'année, mais la route a une fois de plus prononcé sa peine la plus froide.

Nous verrons si son année se termine ici.

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