Alex Aranburu d'Itzulia est un tueur
Rares sont ceux qui terminent au niveau d'Alex Aranburu dans le chaos d'Itzulia
Allez-y et ce qu'Alex Aranburu a fait à Itzulia commence à prendre des nuances d'idylle, celles qui ne peuvent être comprises que lorsqu'un coureur respire l'air de sa maison et ressent l'asphalte comme une extension de son propre jardin.
Ce n'est pas seulement gagner, c'est comment gagner.
Dans une course où la pression de ceux qui sont à la maison est généralement un sac à dos rempli de pierres, Aranburu la transforme en motivation.


On l'a vu avec Peio Bilbao, on l'a vu avec Ion Izagirre et maintenant celui de Cofidis certifie que son nom est déjà hiérarchisé sur les routes à domicile.
Ce n'est pas un hasard, c'est l'aboutissement d'un cycliste qui a appris à lire les courses avec la précision d'un chirurgien tandis que les autres opèrent à cœur ouvert et avec des pouls à mille.
L'étape était un exercice d'équilibre entre les muscles et la planche.
Être dans le bon peloton est déjà un mérite, mais savoir se déplacer dans un grand groupe d'évadés lorsque les noms illustres du peloton commencent à aiguiser le couteau par derrière nécessite une habileté que ce cycliste exploite comme personne dans cette course.
Aranburu a choisi le bon moment à la Pépinière pour lancer sa commande.
Sa descente a été une leçon de tracé et de risque calculé, qui n'est pas sans rappeler ses précédents succès dans cette même épreuve, démontrant qu'il trace chaque courbe et évite chaque nid-de-poule comme s'il les avait dessinés lui-même.
C’est cette confiance qui lui permet d’atteindre la ligne décisive avec une vitesse de plus, non seulement dans les jambes, mais dans la tête.


Dans les derniers kilomètres, quand la logique veut que les nerfs ressortent,
Alex a figé le temps.
La direction face à Tobias Halland Johannessen a été complètement froide, sachant mettre Scaroni dans l'équation pour que l'usure ne soit pas exclusivement la sienne.
Il attendit, mesura les distances, et juste au moment où Ion Izagirre faisait irruption pour semer le chaos et perturber les plans des autres, Aranburu porta le coup final.
C'est une arrivée sèche, sans concessions, qui a laissé le Norvégien face à un revers qui fait déjà l'histoire de cette course.
Alex Aranburu ne se contente pas de diriger l'Itzulia, il l'interprète, la domine et, enfin, la conserve comme quelqu'un qui revendique quelque chose qui lui appartient par pur droit et talent.
Galdakao n'est pas un événement isolé, mais plutôt la confirmation d'une semaine magique pour les intérêts de Cofidis.
En seulement cinq jours, l'équipe française a remporté deux victoires d'une valeur incalculable : samedi, c'est Ion Izagirre qui a levé les bras à Estella et maintenant c'est Alex qui termine le travail sur le sol biscayen.


Pour une structure avec tant de pedigree historique mais qui, ces derniers temps, navigue dangereusement loin des nobles places du peloton international, ces triomphes ont le goût d'une gloire bénie.
C'est l'oxygène nécessaire pour une équipe qui survit grâce à l'artisanat et qui, grâce à sa légion basque, a trouvé le chemin le plus court vers le succès au moment où il en avait le plus besoin.







