La destination vélo de Johannes Høsflot Klæbo ?
Johannes Høsflot Klæbo, star des Jeux blancs, vise le cyclisme
Un lien entre le cyclisme et les Jeux Olympiques et nous ne parlons pas de cyclocross mais de Johannes Høsflot Klæbo, la grande star de l'épreuve Milan-Cortina, ces jeux blancs qui se sont déroulés dans des lieux si chers aux amateurs de cyclisme : de Bormio à Cortina en passant par Ampezzo et la base du Stelvio.
Ce que l'on lit n'est pas une conjecture, c'est le bruit de sabre qui vient de Norvège après la clôture de l'épreuve olympique.
Celui qui a écrasé l'histoire avec six médailles d'or en une seule édition – onze au total pour sa vitrine – regarde le balcon du World Tour avec la même froideur avec laquelle il a expédié un sprint à Tesero.


Le parallèle avec Primoz Roglic est évident, mais Klæbo ne vient pas du saut à ski ; Il vient du bas, du territoire où VO2 max. Ce n'est pas une figure, c'est une religion.
La nouvelle n’intéresse pas seulement les équipes de haut niveau, mais la longue ombre d’Uno-X.
Thor Hushovd, qui sait ce que signifie déplacer des watts et gérer les egos nordiques, joue déjà le jeu avec le sourire de quelqu'un qui a un atout dans sa manche.
Klæbo est un produit de la maison, un ambassadeur qui pédale déjà avec eux et ses numéros ne sont pas ceux d'un amateur qui sort se dégourdir les jambes.
C'est un athlète de 29 ans, en pleine forme physique, qui a compris que le ski de fond était devenu trop petit pour lui après le record historique en Italie.
Le Tour de France apparaît à l'horizon comme l'ultime frontière. Ce qui serait pour tout mortel une chimère, pour Klæbo est un processus de transfert de pouvoir.
On a vu leurs accélérations sur des rampes à 15% à ski, une sorte de danse sur la neige qui présente des similitudes physiologiques avec le cyclisme.
S’il est capable de transférer cette capacité d’agonie et cette vitesse de pointe sur l’asphalte, le peloton a un problème aux dimensions scandinaves.
Il n’y a aucun doute sur son moteur.
Sa performance dans les 50 kilomètres du départ groupé, le marathon de ski, certifie une résistance aérobie qui répond chirurgicalement aux exigences d'un grand tour.
Klæbo n'est pas une expérience marketing ; C'est un prédateur compétitif à la recherche de nouveaux territoires à marquer. Le cyclisme moderne, de plus en plus hybride et de moins en moins étanche, vous attend à bras ouverts et chronomètre en marche.


Saura-t-il s'adapter à la technique du groupe et au stress de la route ?
C'est la seule inconnue.
Le reste, la force brute et la mentalité de gagnant, est standard.

