Tournée : Quantité et qualité aux EAU

Les Émirats arabes unis peuvent se permettre l'absence des meilleurs cyclistes du Tour
Dans deux semaines, à cette heure-là, nous compterons déjà le compte à rebours pour le départ du contre-la-montre par équipes du Tour dans les rues de Barcelone, j'espère avec plus de chance que cet après-midi du 23 août où a débuté la Vuelta a España.
À l’horizon, nous regardons tous la même chose : Tadej Pogačar fait face à l’assaut de sa cinquième couronne et le fait en attendant le déploiement d’un huit pour les Émirats arabes unis qui inculque à la fois respect et soumission au peloton.


C'est ce qu'on appelle la garde prétorienne du cycliste slovène pour la grande épreuve française et ce n'est pas seulement un groupe de personnes grégaires de haut niveau, mais un alignement conçu pour annuler toute trace d'opposition dès le premier kilomètre, fermant les ambitions de ses rivaux directs avant d'entrer presque dès le départ.
Le bloc qui accompagnera le maillot arc-en-ciel sera une nouvelle fois rempli de cyclistes qui pourraient bien diriger d'autres structures.
Cela a toujours été le cas dans l'équipe du grand dominateur, c'est une autre chose qui nous plaît, mais comme le cyclisme ne marche pas à l'écart du monde.


Alors que le mini Tour de Suisse est dans sa dernière ligne droite, il ne reste plus à Pogacar qu'à peaufiner sa forme jusqu'à la limite et à réfléchir à qui va l'entourer.
Il est le grand favori d'une édition qui pourrait être la cinquième du Tour, Little Joke.
L’épine dorsale s’articule une fois de plus autour de pièces de confiance qui ont prouvé leur solvabilité.
On lit que parmi les noms permanents qui voyageront avec le Slovène, se distingue Adam Yates, dont les performances en tant que lieutenant et sa capacité à monter sur le podium en font un élément indispensable en haute montagne.
Nils Politt est un autre incontournable depuis qu'il a rejoint l'équipe, clé dans les étapes de plat et les sections exposées au vent.
Tim Wellens s'intègre bien dans l'un des huit, offrant actuellement de l'expérience, des lectures de course et une solvabilité éprouvée lors des jours les plus difficiles du parcours.
On n'oublie pas le numéro 2, et hypothétique leader de 99% des équipes, Isaac del Toro, fin et fort, comme on l'a vu en France, qui seule son inexpérience pouvait lui peser, même si le Mexicain apprend vite et bien.
Sont laissés de côté des noms comme Marc Soler et Joao Almeida, joueurs clés il y a des années, ainsi que Jonathan Narváez, le lanceur du Hautacam il y a un an.


Nous verrons si Brandon McNulty entre en jeu, un autre mur pour le Slovène sur tous types de jours et de terrains, au même titre que Felix Großschartner et Pavel Sivakov.
Quantité et qualité, c'est ce que ces gens ont, une flopée de talents comme on n'en trouve nulle part ailleurs, il suffit de voir ce qu'il en coûtera à Visma pour remplacer un gars comme Van Aert.
Image : ASO-Gaétan-Flamme






