Red Bull doit choisir entre Evenepoel et Lipowitz

Le leadership d'Evenepoel chez Red Bull avec Lipowitz n'est pas du tout clair

Le Coll de Pal a rappelé que Remco Evenepoel a du mal à digérer les rampes définitives d'un grand port.

Ce qui s'est passé dans la Volta a Catalunya n'est pas un épisode isolé, mais plutôt la confirmation d'un schéma qui commence à inquiéter ceux qui aspirent à la couronne maximale du cyclisme mondial.

Remco est un cycliste vintage, un talent qui apparaît tous les quarts de siècle, capable de prouesses qui brisent toute logique tactique.

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Mais c’est dans ce même génie que réside sa condamnation.

Son profil volcanique et passionné lui confère des victoires mémorables, mais il lui enlève le sang-froid nécessaire à l'extrême régularité qu'exige un classement général de trois semaines face aux meilleurs mondiaux.

Il est indéniable qu'une Vuelta a España et un podium sur le Tour de France brillent dans son palmarès, des réalisations que n'importe quel professionnel signerait aveuglément.

Mais si l’on analyse toute la carte de sa trajectoire, ces deux entailles apparaissent comme des oasis dans un désert de dolines récurrentes et de faux pas lorsque la route devient vraiment raide.

La Volta a été le énième rappel de cette fragilité.

Nous avons pu chercher des excuses à l'automne sur le chemin de Vila-seca, mais le sentiment d'impuissance était identique à celui véhiculé il y a quelques semaines lors de l'UAE Tour.

Ce n’est pas un problème de mauvaise journée, c’est une question de solidité structurelle.

Atterrir chez Red Bull n’a pas été le lit des roses comme beaucoup l’avaient prédit.

Remco a trouvé un écosystème où la hiérarchie n'est pas donnée par le nom, mais par les watts et la fiabilité. Florian Lipowitz, celui qui a terminé troisième du dernier Tour, représente tout ce dont Evenepoel aspire : une solidité silencieuse et une résistance qui ne comprend pas la faiblesse.

L’Allemand, sans feux d’artifice ni tapage grandiloquent, a gagné le jeu moral dans cette Volta.

Lipowitz a déjà évincé Roglic de l’équation du Tour et se positionne désormais, de facto, comme le leader naturel de la structure.

Red Bull est confronté à un dilemme difficile à résoudre, mais la route parle clairement : sur une course de vingt et un jours, aujourd'hui, l'Allemand est un point au-dessus du Belge.

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