Finlay Tarling, une mort qui aurait pu être évitée

Ce qui s'est passé en Volta au Portugal à cause de l'accident de Finlay Tarling est horrible

Hier encore, ils m'ont demandé si la Volta au Portugal avait été le théâtre du chaos lors d'une de ses arrivées, l'année dernière.

C'était dans la Volta al Algarve, mais peu importe, l'image qui a été transmise prend alors toute sa gravité de ce qui s'est passé hier lorsque le cyclisme professionnel s'est à nouveau habillé en deuil.

CCMM ValenceCCMM Valence

A savoir : La huitième étape de la Volta au Portugal a coûté la vie à Finlay Tarling, un coureur britannique de 19 ans de l'équipe NSN.

Frère cadet du cycliste Ineos Josh Tarling, Finlay a trouvé la mort là où il n'y aurait dû avoir que de l'asphalte et de la compétition.

Les faits sont ce qu'ils sont et ils n'autorisent pas l'eau chaude.

Un véhicule, lit-on, qui allait dans la direction opposée, sans rapport avec la course, est entré en collision avec lui au kilomètre quatre-vingt-dix, près du croisement de Ponte de Lima.

Il est décédé peu de temps après, malgré les soins médicaux apportés rapidement sur place.

La nouvelle glace le sang.

Ce que subissent en théorie des milliers de cyclistes chaque jour, à la merci de tout conducteur imprudent, se produit également dans une course.

Le peloton a neutralisé la journée à vingt-trois kilomètres de l'arrivée à Fafe.

Il n’y a pas eu de cérémonie sur le podium, juste un silence dense et des visages choqués.

Les coéquipiers de NSN ont franchi la ligne d’arrivée ensemble, unis dans une douleur qu’aucun mot ne peut atténuer.

Mais au-delà du deuil, il est temps de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

Comment est-il possible qu’une voiture n’appartenant pas à la bulle d’essai finisse par renverser un cycliste professionnel en pleine piste ?

Il n’y a pas de place pour les conjectures, mais la réalité est extrêmement dure.

La Volta a Portugal est une manche historique, l'une des courses les plus appréciées et les plus particulières du calendrier, mais cet accident révèle un écart inacceptable.

Les fermetures de routes lors des épreuves cyclistes doivent être hermétiques.

Il n’y a aucune marge d’erreur possible. Lorsqu’un conducteur étranger entre par effraction sur la route, le système s’effondre dès sa fondation.

Le risque inhérent au cyclisme est déjà élevé en raison des chutes, des descentes rapides et de la tension continue dans le peloton. L’ajout d’une circulation ouverte ou d’une invasion occasionnelle de la route transforme le sport en une roulette macabre.

On perd un jeune garçon, un gamin avec toute sa carrière devant lui et qui représentait un avenir pur.

La famille Tarling, passionnée par ce sport, et le cyclisme britannique font aujourd'hui face à un revers dévastateur.

Les condoléances officielles et les déclarations obligatoires remplissent désormais les réseaux, mais le problème structurel est toujours présent.

Organiser une course, c'est garantir avant tout l'intégrité physique des coureurs. Aujourd’hui, cette garantie fondamentale n’existe pas.

Le peloton continuera à rouler, car ce cirque ne ralentit pas.

Cependant, la perte de Finlay Tarling exige des réponses claires et des mesures décisives pour que l'asphalte cesse d'être un piège mortel à cause des intrusions de voitures.


Continuer la lecture

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Annuler la réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *


Ce site utilise Akismet pour réduire le spam. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

A lire également