Favoris du Giro : personne n'aime Vingegaard

Ce Giro d'Italia ne peut être perdu que par Vingegaard

Semaine qui s'arrête au départ du Giro d'Italia, le Giro de Vingegaard ?

Parlons du Danois et de cette histoire d'amour en suspens avec l'Italie qui semble vouée à l'échec avant même de commencer.

Jusqu'à présent, le Danois a toujours tourné autour de l'axe Tour-Vuelta, accumulant huit participations à des grands tours sans figurer sur le Giro.

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Pourtant, ses débuts en 2026 ne sont pas ceux d’un néophyte qui vient découvrir la course, mais ceux d’un cannibale qui arrive pour réclamer ce qui lui appartient en raison du poids historique.

Avec deux Tours en vitrine et la dernière Vuelta a España dans son sac, Vingegaard a fait de la régularité et de la capacité d'escalade une science exacte, ce que seul Tadej Pogačar a pu rivaliser avec lui au cours de cette décennie.

Il est aux portes de la triple couronne, avant même son rival.

Sans le Slovène sur la ligne de départ de la Grande Partenza, la scène est telle que Jonas se heurte à lui-même et au mythe.

Avec des blessés comme Almeida, qui lui a rendu les choses difficiles lors de la dernière Vuelta, je ne vois pas de rival capable de lui donner une chance.

Tout résultat autre qu'une domination absolue sur les sommets du Blockhaus, Alleghe ou Piancavallo serait lu comme une anomalie statistique.

Son parcours vers l'Italie a été parfait, heureusement sans problèmes ni frayeurs, gagnant avec solvabilité à Paris-Nice et à la Volta a Catalunya, démontrant que sa préparation, bien que mesurée en jours de compétition, est terriblement efficace.

Restent les fantômes des chutes de 2024 ou de cette commotion cérébrale qui a gêné son 2025 ; Nous voyons maintenant un cycliste dans la fleur de l'âge, entouré d'une garde prétorienne Visma où des gars comme Sepp Kuss et Victor Campenaerts garantissent un contrôle total du peloton.

Le défi de la triple couronne approche à grands pas et seul le facteur extérieur semble pouvoir le faire dérailler.

On parle de sa fragilité face au froid extrême, de ce petit physique qui souffre lorsque la neige fait son apparition sur le Passo Giau ou similaire, mais déjà à Nice, il a montré qu'avec le matériel approprié et son sang-froid habituel, ce handicap est gérable.

Le Giro est toujours une roulette russe en raison de l'état des routes et de la tension constante, mais Vingegaard atterrit avec une telle marge de sécurité en montagne qu'il peut se permettre d'être prudent dans les descentes et de prendre juste assez de risques.

A Rome, sauf catastrophe, le cyclisme accueillera le huitième homme capable de conquérir les trois grands, confirmant que ce sport est parfois une question de pure hiérarchie.


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