Cian Uijtdebroeks le joue dans Movistar

Nous verrons si Cian Uijtdebroeks rate le train Movistar

Il y a des signatures qui naissent avec un parfum de rédemption et d’autres qui portent le poids d’une sentence définitive.

L'arrivée de Cian Uijtdebroeks dans l'équipe Movistar n'est pas une simple transition d'équipe ; C'est peut-être le dernier train d'un coureur passé du grand espoir du cyclisme belge à une énigme à résoudre.

Dans le cyclisme actuel, où la précocité se consomme à la même vitesse qu'elle se génère, Cian se retrouve dans une situation extrême : si le projet avec la structure d'Eusebio Unzué ne se concrétise pas, son crédit de grand leader en sera affecté.

CCMM Valence

L’analyse est froide et ne permet aucune conjecture.

Après un départ mouvementé de Bora-Hansgrohe et un passage invisible par le Visma-Lease a Bike, Uijtdebroeks arrive à Movistar à la recherche de ce « facteur humain » qu'il dit avoir perdu dans la rigidité néerlandaise.

Mais attention, car dans le sport d’élite, la flexibilité est généralement le préambule à l’inutilité si elle n’est pas accompagnée de watts.

Le Belge a brûlé les ponts en un temps record avec les deux structures les plus puissantes du World Tour.

Si dans le milieu scientifique et vainqueur de Visma il n’a pas réussi à s’intégrer ou à performer, Movistar est présenté comme sa dernière frontière. Il n'y a plus d'arrêts après cela.

Eusebio Unzué a parié gros, obligé, en lui accordant un contrat jusqu'en 2029 et les galons du Tour de France.

Enric Mas, au Giro.

C'est un pari risqué pour une équipe qui a besoin de résultats tangibles et pas seulement de promesses de jeunesse.

Pour Cian, le confort – et l’exigence – d’un leadership sans ombres – qui n’est plus Vingegaard ni la discipline militaire de son équipe précédente – est une arme à double tranchant.

Vous ne pourrez plus vous cacher derrière un manque d’opportunités ou une pression extérieure excessive ; Vous avez désormais l'équipe à votre service et un calendrier sur mesure.

Le crédit n’est pas éternel.

Si l'éternel sourire d'Uijtdebroeks ne se traduit pas par une réelle présence en montagne devant les grands patrons, le cyclisme se souviendra de lui comme de ce jeune homme qui voulait voler avant d'avoir des ailes.

Chez Movistar, soit il confirme qu'il est le cycliste qui a ébloui sur la Vuelta il y a deux ans et demi, soit il rejoindra la liste des talents dévorés par les attentes mêmes qu'ils ont suscitées.

Le dernier train est déjà sur le quai et ne permet plus de retard.


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