Tour : Carapaz ne veut pas de prix, il veut une étape
Richard Carapaz incarne la frustration face aux Emirats Arabes Unis dans ce Tour
Le rouleur implacable des Émirats arabes unis agit comme une tondeuse à gazon dans le peloton actuel, écrasant les ambitions et laissant très peu de place à la survie des autres.
Dans ce désert de résistance, nous confions notre dévotion à Richard Carapaz, toujours Richard, un cycliste indomptable, toujours prêt au combat et toujours à l'attaque sur le Tour.
Son dernier exploit de témoignage a eu lieu au Markstein, où il a remporté son cinquième prix de combativité depuis qu'il a débuté cette idylle en 2020 sous les couleurs d'Ineos.


L'Équatorien a obtenu cette distinction à deux reprises au cours de la saison 2024 et en a ajouté deux autres dans l'édition actuelle du Tour de France.
Avec cette reconstitution de récompenses, Carapaz surpasse les records de son propre coéquipier, Ben Healy, dans l'histoire récente de la course.


Cependant, l'accumulation de numéros rouges ne cache pas une réalité inconfortable, à savoir que, même avec toute cette démonstration d'énergie, celui de Carchi parvient à terminer et à gagner une étape.
Sa vulnérabilité s'est douloureusement illustrée sur la route du Lioran, une étape où Tadej Pogačar lui a arraché plus de quarante secondes en moins d'un kilomètre.
La réalité est que Carapaz est fatigué d’être l’éternel combattant ; Il ne veut pas plus de lots de consolation sur le podium, ce qu'il veut c'est gagner une étape une fois pour toutes.


Ce triomphe servirait également à justifier et à faire briller la structure d'EF Education-EasyPost, cet écosystème qui se présente comme une équipe cycliste culte mais où les choses ne fonctionnent pas vraiment.
Dans l’équipe nord-américaine, Ben Healy est actuellement loin de la grande forme qu’il a affichée l’an dernier.
Carapaz a exactement cinq chances de sauver les meubles sur ce Tour, et on peut même l'apercevoir s'essayer sur l'exigeant circuit de Montmartre.
Au milieu de cette agonie compétitive pour la victoire, le coureur se réfugie dans les sensations que transmet l'asphalte, ouvertement émerveillé par le grand nombre de personnes qui se pressent dans les fossés pour les regarder passer.

Pour l'Équatorien, la chaleur et le soutien massif des supporters expérimentés lors du Tour de France sont essentiels, un stimulant vital pour que cette saine obsession devienne réalité.


