Les implications de la chute de Paul Seixas
Chute de Paul Seixas : faut-il attendre ?
Faire du vélo en cas de chute s'inscrit dans une course constante qui brouille les limites de la courtoisie et de la camaraderie classique ou, au contraire, renforce le fait que si la course est lancée, il n'y a pas besoin d'attendre.
Ce qui s'est passé lors de l'avant-dernière étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, en route vers le Grand Colombier, révèle les coutures d'un peloton où le malheur des autres n'est plus un motif de répit, mais plutôt un accélérateur d'ambitions.
Comme vous le savez, Paul Seixas a chuté violemment à un peu plus d'une trentaine de kilomètres de l'arrivée, au moment même où la course était relancée après un tronçon neutralisé par la présence de graviers dans la descente de la Côte de Saint Maurice de Rotherens.


Le Français a commis une erreur de ligne et a fini par ramper sur l'asphalte sec, perdant subitement quatre minutes par rapport au groupe principal.
La réaction des rivaux à la chute a enflammé les esprits au sein de l'équipe de France.
Léo Bisiaux, partenaire de Seixas dans la poursuite, a ouvertement déploré le manque de fair-play sportif de la part des autres équipes.
Tandis que la victime donnait le meilleur d'elle-même dans une course-poursuite angoissante pour rejoindre avant le col de Richemond, UAE et Visma prenaient l'avantage pour accélérer le rythme et consolider l'avantage.
Bisiaux a critiqué le fait que, curieusement, toutes les équipes ressentaient le besoin urgent de contester la victoire partielle ce jour-là, alors que les jours précédents, l'apathie était le ton général.
Même si Seixas a réussi à minimiser les dégâts au sommet en franchissant la ligne d'arrivée à une minute et vingt et une secondes du vainqueur, Isaac del Toro, le bilan physique s'est avéré excessif.
Les conséquences du coup d'État ont prononcé le verdict le dernier jour.


Même si le coureur s'est présenté sur la ligne de départ de la dernière étape avec la ferme intention de résister et d'honorer le travail de ses coéquipiers, la douleur au coude et la sévère punition infligée aux mains l'ont empêché de s'accrocher fermement au guidon.
Les blessures ont réduit sa capacité dans les ascensions.
Le supplice a duré à peine trente-deux kilomètres.
Sur les rampes du Col du Pré, le cycliste français a été lâché prématurément et a été contraint de signer un abandon définitif de course, clôturant un week-end marqué par l'âpreté concurrentielle.
Pour Seixas, disions-nous, c'est le premier revers majeur depuis qu'il a explosé de cette manière, une leçon et une confrontation avec la réalité, qui arrive à temps pour le Tour, une course à laquelle, ne l'oublions pas, il n'allait pas être présent.
Concernant le lancer quand quelqu'un tombe, le débat est aussi vieux que le cyclisme, c'est sympa d'accélérer quand un gros gars tombe, si on en a fini avec la course lancée, peu à dire, si ça se passe dans un autre contexte,… c'est l'affaire de chacun.
Seixas a désormais testé non seulement l'asphalte, mais aussi l'ensemble des échelles qui bougent dans le peloton et quelles équipes donnent le ton.


Est-ce que cela sera la clé pour le renouveler ou non avec Decathlon ?

