Si Paul Seixas gagne, le Dauphiné sonne mieux que le Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes

Un Dauphiné arrive sans les deux noix de coco mais avec de grands prétendants au podium du Tour

Oui, je sais, le cyclisme évolue, les choses changent et tout ça, mais parfois l'évolution simplement en « se produisant » ne va pas toujours dans le bon sens.

Il en est ainsi et le rebranding que subissent les courses cyclistes historiques me semble triste et inapproprié, comme si le palmarès des coureurs subissait une dégradation du simple fait de ne pas appeler une course comme elle a toujours été appelée, c'est-à-dire Dauphiné.

Je ne parle plus de Libéré, comme je le faisais dans les années 80 ou 90, à cause de ces journaux qui ont vu le jour en France lorsqu'on s'est débarrassé de l'occupation nazie.

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Maintenant, ils veulent nous vendre un Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes corporate et dénaturé, qui efface d'un trait de plume le mystique des routes où se sont forgées les légendes du cyclisme traditionnel.

Dans ce nouveau scénario flou, la concurrence poursuit son cours et l'aperçu des favoris nous oblige à concentrer notre attention sur les noms qui comptent vraiment, au-delà des étiquettes commerciales.

Sans Tadej Pogačar ou Jonas Vingegaard en lice, l'événement devient le test définitif pour mesurer les références de la nouvelle vague du cyclisme avant le prochain Tour de France.

L'accent principal est mis sur Paul Seixas, sur qui reposent les plus grandes attentes dans cette édition.

Ses performances en montagne sont en attente des méga entraînements qu’il partage depuis quelques temps.

En temps normal, il fait figure de favori absolu, mais sur le papier, il n'aura pas la vie facile face à un bloc d'espoirs désireux de briller dans le mini Tour par excellence.

L'opposition la plus sérieuse vient des Émirats arabes unis, du Mexicain Isaac del Toro et du Portugais João Almeida, qui assument la direction d'une formation qui se débarrasse de la malchance du Giro.

Juan Ayuso revient, à la tête d'un Lidl-Trek hésitant, qu'on n'a pas revu depuis Itzulia, soit près de deux mois dans une année « semi-blanche ».

Le Britannique Oscar Onley, tout juste au pied du podium lors du dernier Tour, complète le noyau de rivaux directs qui brigueront le podium dans le sud-est de la France.

Dans un peloton dépourvu des deux grands dominateurs mondiaux, la course se présente comme une bataille ouverte et un portrait très intéressant de la génération appelée à diriger le cyclisme dans l'immédiat.

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