Un Giro froid au classement général, excellent dans les étapes

Chaque étape du Giro est un chapitre qui justifie le temps que nous y consacrons chaque après-midi

Le Giro d'Italia affronte sa troisième semaine et les bilans s'accumulent sur la table.

Comme cela arrive souvent, le regard collectif se partage entre les deux carrières parallèles qui cohabitent sous un même parapluie rose.

D’un côté, la lutte pour le classement général ; de l'autre, le quotidien des étapes.

CCMM ValenceCCMM Valence

Si l’on s’en tient à la dispute pour le maillot rose, la vérité est que l’histoire a eu très peu de substance.

Le scénario prévu s'est réalisé : un monologue absolu d'un de ces coureurs venus mettre le cyclisme de haut en bas et de bas en haut, sans aucun égard.

Le niveau de domination que ce duo, Pogacar et Nie, a atteint dans les grands tours nous oblige à parcourir l'histoire pour trouver quelque chose de similaire, et les statistiques soutiennent parfaitement ce sentiment.

La lutte pour le classement général, qui en théorie devrait maintenir le suspense de la course pendant trois semaines, n'a pas eu de plus grande histoire que le gros titre selon lequel un autre grand va rejoindre la liste des vainqueurs du Giro d'Italia.

Une autre chose, ce sont les étapes, et ici le niveau moyen que nous offre le Giro est fantastique.

Depuis le premier résultat en Bulgarie avec la victoire de Maigner, nous avons eu d'excellentes journées de cyclisme.

Par exemple, les trois victoires de Jonathan Narváez, chacune différente, le triomphe chaotique, artistique et je pense même dramatique d'Arrieta, le contre-la-montre stratosphérique de Filippo Ganna, le corner de Segaert, l'attaque dévastatrice de Bettiol, le résultat surprise de Milan ou, enfin, la victoire de Michael Valgren lors d'une journée fantastique sur le chemin d'Andalo.

Chaque jour est une magnifique occasion de voir du cyclisme de qualité ou une excellente raison de s'asseoir chaque après-midi pour suivre la course, même si la lutte pour le classement général, celui qui fixe la barre pour savoir si une course est bonne ou non, n'est pas très attractive.

Pour ma part, je crois que d'une manière générale, ce Giro est en train d'être sauvé, mais de loin, surtout si l'on tient compte du très faible battage médiatique qu'avait la course il y a moins de trois semaines alors qu'elle n'avait pas encore pris le départ de Bulgarie.


Continuer la lecture

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Annuler la réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *


Ce site utilise Akismet pour réduire le spam. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

A lire également