Le public ne peut pas être l'ennemi du cycliste

La relation public-cycliste est en danger à cause de 4 idiots

Nous l'avions prévenu auparavant, mais cette fois la situation s'est assombri quand, à un rond-point sur la route de Naples, quelques connards du public ont joué à toucher les cyclistes, comme s'il s'agissait des Sanfermines.

Depuis ses origines, le cyclisme professionnel cohabite avec un ennemi bruyant et imprévisible : le public.

Les gouttières sont l'âme de ce sport, le seul cadre où le supporter respire le même air que son idole à quelques centimètres de lui, mais cette bénédiction se transforme trop souvent en roulette russe aux conséquences imprévisibles.

CCMM ValenceCCMM Valence

Ce que nous avons vécu récemment sur le Giro d'Italia, plus précisément dans les environs de San Vitaliano, à une cinquantaine de kilomètres avant la ligne d'arrivée à Naples, réactive une alarme que le peloton ne parvient jamais à éteindre complètement.

Une vidéo enregistrée par un téléphone portable a capturé une scène dantesque dans un rond-point.

Deux jeunes de 19 ans ont décidé de jouer avec l'intégrité des cyclistes. Pendant que l'un enregistrait, l'autre s'est délibérément précipité sur la route, étendant les bras pour tenter de toucher les coureurs qui couraient le long du trottoir.

L'expertise et les réflexes des professionnels ont évité un carambolage historique.

La réponse des autorités locales a été ce qu'elle devait être, énergique après la diffusion des images, identifiant et dénonçant les personnes impliquées, tandis que l'organisation Giro elle-même lançait sur ses chaînes un message désespéré demandant la courtoisie et le respect avec un message retentissant : ne soyez pas comme ce type.

Malheureusement, ce n'est pas la première fois qu'on le voit, l'Alpe d'Huez attire les idiots, comme certaines courses flamandes, comme le risque pris par les cyclistes de la dernière Vuelta a España en raison des manifestations pro-palestiniennes.

La fine ligne qui sépare la passion de l’insouciance criminelle s’estompe à nouveau sur les routes italiennes.

La sécurité des cyclistes ne peut pas dépendre de la fortune ou de la capacité à éviter un cycliste spontané en une milliseconde.

Le cyclisme se targue d'être un sport ouvert et libre, mais cette proximité unique requiert une responsabilité civile que, malheureusement, certains spectateurs ne parviennent pas à comprendre.


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