Peut-être qu'Enric Mas devrait oublier les podiums
Cela n'a aucun sens pour Enric Mas d'enchaîner les grands avec le même résultat
Le procès d'Enric Mas lors de la première étape sérieuse de ce Giro d'Italia, avec le Blockhaus comme juge et bourreau, a été l'un de ceux qui laissent des traces.
On l'a déjà vu en difficulté quelques instants avant la montée finale, épilogue suffocant d'une journée marathon de plus de 240 kilomètres.
L'Espagnol a tenté la course italienne dans toutes ses dimensions : des lieux idylliques pour le spectateur, mais rudes, durs et difficiles pour les cyclistes.


Il est tout à fait compréhensible qu'un coureur passe une mauvaise journée, c'est à cela que ressemble une compétition, mais il est difficile de digérer certaines attitudes, tant de sa part que de celle de l'équipe elle-même.
Enric est arrivé avec la ferme idée de s'attaquer au podium, fort de ses places d'honneur sur la Vuelta a España, mais il est peu probable qu'il continue à vendre cet objectif après ce qu'il a vu pendant la course, à moins que cela ne réponde à une baisse inattendue de sa forme.


Mais vous vous connaissez mieux que quiconque et vous devez commencer à accepter que ces objectifs de pilote diesel ne soient plus sur votre radar.
Gagner des étapes ? Vous pouvez bien sûr essayer, mais ce n’est pas facile ; On l'a déjà vu lors du dernier Tour lorsqu'il a rêvé un instant dans le Ventoux.
Et même si les rivaux ici ne sont pas ceux de la France, en Italie on court toujours le couteau entre les dents.
Ensuite, il y a la direction de l'équipe, qui l'a attendu et soutenu avec Juanpe López, Javier Romo et Einer Rubio jusqu'au sommet pour finir par perdre plus de cinq minutes à l'arrivée.
Il était clair qu’aucun d’entre eux n’allait battre Jonas Vingegaard, mais on peut se demander si une telle cour était vraiment nécessaire pour certifier le désastre.


Honnêtement, ce Giro semblait être une excellente opportunité pour Enric, sachant que la liste des favoris n'était pas aussi complexe ni étouffante que celle de la Grande Boucle.
Cependant, le verdict sur la route a été brutalement cruel et révélateur : la lutte pour le classement général et les places sur le podium sont aujourd'hui valorisées dans un marché qui n'est plus à la portée d'Enric Mas.







