Les trois grands en un an ? Pogacar ne serait plus de l'histoire ancienne

Si Pogacar envisage de remporter les trois tournois majeurs la même année, il passe l'écran

Gagner les trois tournois majeurs la même année, tel pourrait être le défi qui se profile à l'horizon de Tadej Pogačar.

Le cyclisme est un sport avec une mémoire d'éléphant pour les succès et une extrême fragilité pour les promesses.

On lit que ce que Tadej Pogačar a mis sur la table n'est pas simplement un calendrier de compétitions, mais un défi à l'histoire du cyclisme.

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On se souvient de l'ombre d'Oleg Tinkov qui planait sur ce récit, ce schéma qui, entre excentricités et ambition qui nageait souvent dans l'ignorance, laissait déjà échapper la possibilité qu'un cycliste puisse attaquer les trois grands tours au cours de la même saison.

À l’époque, cela ressemblait à la bravade de quelqu’un qui a un portefeuille bien rempli mais qui connaît juste assez la physiologie humaine.

Cependant, lorsque le nom qui accompagne le défi est celui du Slovène, le cynisme du supporter vétéran se module, même s'il ne disparaît pas.

L’horizon 2027 apparaît sur le calendrier comme l’année du tout ou rien.

Mais avant d’entrer dans la mystique des trois grands, il y a une échelle obligatoire qui déterminera la véritable dimension de Pogacar dans l’Olympe de ce sport.

S’il parvient à rayer Paris-Roubaix de sa liste de choses à faire, nous entrerons dans un scénario inconnu.

Si Tadej conquiert les pierres de Roubaix, le défi des trois grands cesserait d'être une chimère marketing pour devenir un objectif tangible.

À ce stade, la discussion sur qui est le plus grand de l’histoire serait close en raison de l’écrasement des données.

Il n’y aurait aucune place pour les conjectures ou les comparaisons avec les époques en noir et blanc.

Mais cette ambition a un impact immédiat et douloureux sur le spectateur qui apprécie le cyclisme dans la boue et les attaques lointaines en mars.

Pour que le plan 2027 repose sur des bases solides, la gestion des efforts doit être chirurgicale. Les rumeurs et la planification technique indiquent une direction claire : au printemps prochain, nous devrons apprendre à vivre sans Pogacar.

Oubliez de le voir dominer au Poggio ou jouer avec le peloton dans les Ardennes.

Économiser de l'énergie et reconfigurer votre moteur pour atteindre des objectifs d'endurance extrêmes nécessite des sacrifices de planification que peu de champions sont prêts à faire.

C'est le prix à payer pour essayer ce que personne n'a réalisé, un pari double ou rien où la gloire absolue se paie par une absence prolongée des scènes qui l'ont rendu grand.


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