Tout allait bien aux Strade Bianche de Paul Seixas
La façon dont Paul Seixas a été reconstruit dans les Strade Bianche a beaucoup de mérite
Ce que Paul Seixas a fait sur les Strade Bianche ne doit pas être lu uniquement comme une confirmation, car cela impliquerait une destination déjà atteinte ; Ce que nous avons vu sur les routes de Toscane était le prolongement naturel et éhonté d'une ligne ascendante qui semble ne connaître aucun plafond.
Dans une scène pleine de stars, où les noms de la première ligne mondiale ont tendance à monopoliser le récit, le jeune homme de Decathlon n'a pas demandé la permission d'entrer en scène.
Sa performance avait tout et, heureusement pour le spectateur, tout était d'une qualité incontestable.


Il a fait preuve d'un courage au-delà de son âge en tentant de traquer un Tadej Pogačar qui roulait dans une autre dimension, un courage qui a fini par le laisser derrière dans le secteur le plus exigeant, mais qui a servi à mesurer sa capacité de résistance mentale.
Ce moment de crise, loin de le couler, a servi à voir à quel point il est capable de se relever au milieu de la bataille. Oui
Eixas a su naviguer dans le groupe des élus, bien protégé par Paul Lapeira qui a joué le rôle d'un parfait écuyer, démontrant que le projet Decathlon a un projet très sérieux avec ce coureur.
Il n’est pas courant de voir un débutant avec une telle solvabilité lorsque le groupe principal est réduit à des figures de la stature de Pidcock ou Van Aert.
Le gamin a non seulement tenu bon, mais il est reparti à l'offensive, emmenant Isaac Del Toro avec lui et laissant le Mexicain derrière lui précisément sur les mêmes rampes où ce dernier a cimenté sa légende l'année dernière avant d'entrer à Sienne.


Le calendrier nous impose désormais de jeûner du cyclisme jusqu'à Itzulia, immense chanceuse pour la manche basque, avant d'affronter les classiques ardennaises.
Tandis que le bruit extérieur insiste pour débattre si sa place est désormais dans le prochain Tour de France, Seixas continue de faire son travail, grandissant et évitant la pression médiatique avec la même rapidité avec laquelle il rivalise.
Nous avons devant nous un cycliste en un seul morceau, quelqu'un qui court les yeux propres et les jambes pleines.
Il suffit de croiser les doigts pour que les Français étouffants dont ils ont besoin pour trouver leur prochain vainqueur du Tour ne l'emportent pas sur leur propre talent, car en ce moment, leur progression est la chose la plus stimulante qui soit arrivée au peloton depuis longtemps.

