Milan-San Remo devient compliqué pour Pogacar
Sans Narváez ni Wellens, Pogacar a besoin de Del Toro à Milan-San Remo
Pour Tadej Pogačar, Milan-San Remo n’est pas qu’une autre course ; C'est l'énigme qui lui résiste, la planche où la perfection tactique se heurte habituellement à la réalité du bitume.
Alors qu'il reste deux longues semaines avant que la Via Roma ne prononce sa sentence, les perspectives pour le Slovène se sont assombries de manière inattendue.
Les pertes de Jhonatan Narváez et Tim Wellens ne sont pas de simples absences sur une liste d’inscription ; Ils représentent une blessure profonde dans la structure qui était censée étouffer Mathieu van der Poel et dynamiter la course là où ça fait le plus mal : dans la Cipresa.


La stratégie de Pogačar dans la Classicissima n'a jamais été un secret, mais son exécution nécessite des poumons et des jambes qui ne sont pas abondants dans le peloton. Wellens et Narváez ont été les chefs-d'œuvre de cette accélération massive, de ce rythme soutenu et violent qui cherche à abattre les sprinteurs et à laisser les favoris sans oxygène avant de couronner.
Sans eux, le plan des Émirats arabes unis perd en cohérence.
Il ne s’agit pas seulement de protéger le leader, mais d’épuiser le champion en titre.
Van der Poel sait que, sans ces deux pions de luxe, la pression sur ses épaules est allégée, lui permettant de mieux gérer ses efforts avant le Poggio.
Ce vide de pouvoir dans le train Pogacar nous oblige à regarder dans d’autres directions, et c’est là que surgit le nom d’Isaac Del Toro.


L'année dernière, Del Toro n'était pas aussi bon que nécessaire à Cipressa, mais maintenant on attend plus de lui si possible.
L'absence de Narváez et Wellens prive les Émirats arabes unis de ce coup dur qui fait monter Cipressa une minute plus vite.
Désormais, le Slovène devra faire confiance à Del Toro et à son départ démoniaque, même si l'approche devra être folle.
Chez Van der Poel, tout est tellement égal que rien ne semble suffisant.







