1er tour : Del Toro vs Evenepoel sur le UAE Tour

Le contre-la-montre de l'UAE Tour oppose Del Toro et Evenepoel

Le contre-la-montre de l’UAE Tour se déroule comme ce mirage d’asphalte et de watts au milieu de nulle part.

C'est le désert, cette carte postale où la civilisation se profile au loin avec un profil de gratte-ciel et de verre, mais où la réalité se réduit à un couloir de vent et de chronomètre.

CCMM ValenceCCMM Valence

Dans ce scénario, que beaucoup considèrent comme une procédure publicitaire, se cache un duel qui a allumé l'étincelle de la saison plus tôt que prévu.

Isaac del Toro contre Remco Evenepoel.

Ce n'est pas seulement une lutte contre la montre, c'est la collision de deux réalités : l'irruption éhontée du Mexicain contre la tyrannie établie du Belge.

Del Toro avait déjà prévenu, frappait le premier et regardait Remco dans les yeux lors de la première journée, gagnant ainsi le droit de partir en dernier.

C'est un privilège empoisonné, puisque c'est à son tour de clôturer le spectacle face à un coureur qui impose un respect presque religieux dans cette discipline, évoquant ce sentiment de domination absolue que l'on n'a pas ressenti depuis l'époque de Jan Ullrich ou Miguel Indurain.

Pourtant, réduire l’épreuve à une épreuve en présentiel serait ignorer la profondeur d’une modalité, le contre-la-montre, malmenée par les calendriers et les parcours, mais qui trouve ici son sanctuaire technique.

Josh Tarling et Ethan Hayter apparaissent comme des alternatives logiques, même si leurs propres déclarations révèlent un mélange d'optimisme et de réalisme brut.

Tarling, un talent qui fend l'air avec une précision chirurgicale, admet librement qu'il préférerait ne pas avoir Remco sur la liste de départ.

C'est l'honnêteté du spécialiste qui sait que, pour gagner, il doit non seulement friser la perfection, mais aussi espérer que le prodige Red Bull ait une journée humaine.

Le contre-la-montre Emirates est un test d'aérodynamisme pur, un supplice du développement où aucune courbe ne vaut la peine de reprendre son souffle.

Ici, on vient souffrir en ligne droite, pour maintenir un couplage impossible pendant que le désert dévore les espoirs de ceux qui ne peuvent supporter ces watts d'une autre planète.

C'est le cyclisme moderne dans son état le plus glacial et technologique, où la hiérarchie s'écrit avec des secondes de différence et où un jeune Mexicain cherche à démontrer que la hiérarchie de Remco n'est pas immuable.


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