Raúl García Pierna, Movistar et le mois de février

Raúl García Pierna rouvre le casier Movistar en février

L'équipe Movistar a une fois de plus accompli sa liturgie particulière de février.

Comme s'il s'agissait d'une montre suisse, l'équipe bleue a inauguré son record de victoires dans la Volta a la Comunitat Valenciana, retraçant pratiquement le calendrier des saisons passées.

Il s'agit d'une inertie classique dans la structure Unzué : le réveil de l'hiver apporte généralement des retours précoces.

CCMM Valence

Nous l'avons vu d'autres années avec des noms comme Iván Romeo, Ruben Guerreiro – désormais hors de la discipline – ou en remontant plus loin, avec les courses de Jan Barta.

Cependant, l’analyse de cette victoire ne doit pas rester dans le simple éclat du métal, mais dans la profondeur de ce qu’il représente et, surtout, dans l’exigence de ce qui est à venir.

A cette occasion, le rôle principal revient à Raúl García Pierna, efficace et décisif dans cette finale.

Leur triomphe sur les terres valenciennes n'est pas seulement un autre chiffre pour les statistiques, mais la confirmation d'un nouveau lot qui semble demander le passage avec une faim différente.

García Pierna incarne cette relève de la garde, un cyclisme au poumon frais et à l'ambition renouvelée dont l'équipe a besoin pour se débarrasser des complexes.

À ses côtés, des noms comme Roger Adrià, le jeune Iván Romeo ou Pablo Castrillo dessinent un bloc de bonne apparence, capable d'être présent et vu dans chaque scénario où il porte un numéro.

C'est de l'air pur pour un groupe qui cherche désespérément des références après des années de dépendance excessive à des noms déjà établis.

Il convient cependant d’appliquer ce regard critique que quinze années d’expérience nous ont appris à filtrer.

Gagner en février est nécessaire, presque obligatoire pour la tranquillité intérieure, mais la vraie barre n'est pas dans la Méditerranée, mais dans ce qui se passe à partir du mois de mars.

Historiquement, Movistar a eu du mal à prolonger cet état de grâce initial lorsque le calendrier devient sérieux et que les événements les plus prestigieux arrivent. Les succès actuels sont précieux, mais ils ne doivent pas servir d’anesthésie.

La question qui reste est de savoir si cette génération de Raúl, Roger et compagnie sera capable de briser ce plafond de verre et de garder le pouls lorsque le World Tour commencera vraiment.

Pour l'instant, la première est impeccable, mais le crédit se renouvelle à chaque port et à chaque classique printanier.


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