Retour : Le meilleur Enric Mas depuis longtemps

Si Enric Mas monte sur le podium, il serait cinquième de la Vuelta

Nous avons tous quitté Andorre avec la même carte postale en tête : Pogacar, son sillage et cet air de légende qui semble tout dévorer sur son passage.

Il est toutefois conseillé de changer de focus et de regarder d’un peu plus près.

Je parle d'Enric Mas.

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Les signaux qu'il avait émis depuis le peloton étaient clairs.

Il s'est fait remarquer à Saint-Sébastien et a progressé régulièrement à Burgos.

Sans cette pression brutale qui finit par l'étouffer sur le Tour, et au milieu d'une course qui l'a toujours fait sourire, la Vuelta nous rend sa version la plus solide.

Il est actuellement troisième, juste derrière le duo slovène.

Le plafond semble fixé d'avance à la deuxième place, entre autres parce que Roglic n'a jamais été battu dans cette course, mais le cyclisme ne s'écrit jamais d'avance.

Il convient de rester avec ses vrais sentiments: il est de retour devant, combattant le terrain qu'il n'avait pas foulé depuis le printemps de l'année dernière, après avoir surmonté des problèmes de santé, des salles d'opération et ce Giro où Eusebio Unzué lui-même est venu remettre en question son leadership.

Enric Mas grandit dans cette Vuelta à l'ombre de la star slovène, pleinement intégré dans cette classe terrestre de candidats où cohabitent Roglic, Kuss, Gall et Onley.

Ce sont des coureurs de haut niveau, importants dans la structure du peloton, mais situés à une distance insurmontable des meilleurs.

Pour cette raison, voir un cinquième podium pour les Baléares à Madrid ne serait pas du tout étrange.

Et cela vaut la peine d'ajuster votre perspective : un chiffre comme celui-ci n'est pas un détail mineur dans le cyclisme espagnol qui n'a pas remporté de trophée du grand tour depuis que Contador a remporté le Giro en 2015.

Ce désert que nous avions pressenti il ​​y a dix ans est toujours pleinement d’actualité.

Revoir Enric dans la surface madrilène a un mérite incontestable qu'il convient de remettre à sa place.

Il lui suffit de pédaler sans regarder en arrière, d'élever son niveau de jour en jour et de perdre sa peur.

Il n'a aucune raison de se méfier ou d'hésiter dans ces déclarations où ce qu'ils diront semble peser si lourd sur lui.

L’examen public exerce une pression égale sur tout le monde, même si dans leur cas, le télescope pointe plus fortement.

C’est le tribut inévitable des attentes qu’il a lui-même suscitées à son époque.

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