Qu’est-ce qui nous arrive en Flandre ?

Personne n'ose toucher au nom du Tour des Flandres

Dans le cyclisme qui s'offre à nous, celui des après-midi sous haute tension et des pavés impitoyables, le récit insiste sur le deuil total, mais les feuilles d'inscription nous disent que la route vers Audenarde est pavée d'ambitions secondaires.

Ayant déjà participé à la Brugge Clásicc, ce qui était autrefois les 3 Jours de la Panne, Dylan Groenewegen a continué d'ajouter.

Maintenant, je regarde l'E3 Saxo Classic, ce banc d'essai que l'on appelait auparavant simplement Harelbeke, l'affiche des candidats cherchant désespérément une fissure dans le bloc des élus.

CCMM ValenceCCMM Valence

Il y a des noms qui, après ce qui a été vu à San Remo, demandent le passage avec l'autorité de quelqu'un qui ne se contente pas du rôle de figurant.

Van der Poel mène les paris.

Mads Pedersen est en tête de cette liste d'étrangers qui savent qu'en Flandre, l'esthétique ne donne pas de points, seulement une résistance sauvage.

Avec lui, le bloc Visma n’est pas seul à Van Aert ; La présence de personnalités comme Matteo Jorgenson nous oblige à réfléchir à une stratégie d'usure qui tente de mettre à mal une prévision qui semble aujourd'hui être la propriété exclusive du petit-fils de Poulidor.

À Gand-Wevelgem, désormais rebaptisé sous le nom évocateur In Flanders Fields, le décor change mais la tension augmente.

C'est le terrain où les sprinteurs qui savent souffrir trouvent leur rédemption.

Jasper Philipsen arrive avec l'appui de nombreux pavés pour montrer que s'il ne casse pas, sa vitesse est une arme mortelle si le groupe arrive ensemble après le Mont Kemmel.

Mais il ne sera pas seul dans cette liste restreinte de candidats qui cherchent à brouiller le duel des titans.

Des gars comme Arnaud De Lie ou Biniam Girmay – déjà gagnant ici – apparaissent sur les listes avec l'intention que le scénario ne soit pas écrit uniquement en deux parties.

Le cyclisme d'antan, celui que l'on recherche sur chaque mur, se nourrit de ces noms qui bousculent la hiérarchie établie.

Au bout du chemin la revalidation du Tour des Flandres et le retour de Pogacar en terre promise.

Deux semaines après San Remo, une avant Roubaix, nous avons une course non-stop où chaque kilomètre compte pour voir si quelqu'un a les jambes pour tousser sur les intouchables.

La Flandre n'autorise pas les demi-mesures et, même si la liste des chiffres est longue et pleine de talents, le pays ne dicte finalement la sentence que pour ceux qui sont destinés à s'asseoir à la table de Museeu, Boonen et Magni.

Van der Poel est déjà dedans, Pogacar va-t-il s'asseoir ?


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