Patrick Eddy et la « gratitude » empoisonnée envers Picnic PostNL

Patrick Eddy, nouveau champion d'Australie, a été exclu par le Poste de pique-niqueNL

Dans le cyclisme d’élite, la porte de sortie est généralement beaucoup plus étroite et plus bruyante que la porte d’entrée.

Ce que nous avons vécu aux championnats australiens avec Patrick Eddy est un énième rappel que derrière les watts et les plans de performance, il y a une fierté que les chefs d'équipe sous-estiment parfois.

CCMM Valence

Eddy n'a pas seulement remporté le titre ; a profité du podium pour envoyer une facture impayée directement au siège de PostNL Picnic.

« C'est pour les gars de PostNL Picnic qui m'ont rejeté« Eddy a dit.

Une phrase qui rompt avec le protocole ennuyeux des remerciements vides et met l'accent sur la gestion humaine d'une structure, celle des Pays-Bas, connue pour sa rigidité presque militaire et sa facilité à perdre de bons cyclistes.

Le dernier, Oscar Onley.

Le cas de Patrick Eddy est le symptôme d'un mal endémique dans le WorldTour : la politique du jetable.

Dans PostNL Picnic (et ses incarnations précédentes), si vous ne correspondez pas au moule exact, à l'algorithme prévu, vous devenez remplaçable.

Eddy a été jugé, condamné et renvoyé.

Mais l'asphalte australien a prononcé une sentence très différente de celle du bureau néerlandais.

Voir un coureur « expulsé » par la structure la plus stricte du peloton lever les bras avec un autre maillot est une victoire de la volonté sur l'Excel, symbole de ce cyclisme qui s'est imposé.

C'est la preuve que, parfois, le problème ne vient pas du moteur du cycliste, mais plutôt de celui qui essaie de le conduire sans aucune sensibilité.

Le dévouement d'Eddy est un coup de réalité pour les gestionnaires qui croient que leur système est infaillible.

Lorsqu'une équipe décide que vous n'êtes pas digne, elle vous marque d'une lettre écarlate difficile à effacer sur le marché actuel.

Qu'Eddy ait trouvé dans ce rejet la rage nécessaire pour être le meilleur de son pays est une leçon de survie.

Ne vous attendez pas à de l’élégance dans la victoire alors qu’il n’y en a pas dans le renvoi.

Patrick Eddy a remporté le championnat, mais son véritable triomphe a été d'obliger les responsables du PostNL Picnic à regarder le classement et à voir, tout en haut, le nom du coureur à qui on avait dit qu'il n'avait pas sa place.

Dans le cyclisme emblématique, ces histoires de justice poétique sont ce qui nous fait vraiment aimer ce sport.


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