Movistar : le revers d'Iván Romeo fait mal
La défaite d'Iván Romeo sur le Tour est un coup dur pour Movistar
L'absence d'Iván Romeo sur le Tour de France est un coup dur qui désarme tout optimisme face au grand événement de l'année.
Il n’y a aucune nuance possible pour camoufler ce que représentent des nouvelles de cette ampleur.
Le natif de Valladolid souffre des séquelles d'une grave grippe qui l'a déjà contraint à abandonner le Tour de Auvergne-Rhône-Alpes, tronquant une préparation destinée à briller sur les routes françaises.


Les arguments médicaux sont sur la table et il n'y a pas d'autre choix que de les accepter comme bons, mais la réalité est accablante pour un cycliste qui, par son apparence, son tempérament et son audace, semblait expressément moulé pour ce scénario.


Ce revers survient à un moment de vulnérabilité pour la structure de Movistar.
Avec le sponsoring principal sous le feu des doutes semés par ses propres mécènes et une sécheresse alarmante de grands triomphes ou de podiums d'honneur qui dure depuis de trop nombreuses années, les vaches faibles poussent quand il y a le moins de marge.
L'équipe voit comment sa grande perle reste au sol tandis que d'autres coureurs de la même génération seront sur la ligne de départ prêts à franchir le pas.
Le niveau de ces jeunes talents est indéniable, mais le cyclisme d’élite exige bien plus que des performances sur des scènes mineures.
Valence ou l'Andalousie sont des événements précieux pour le record individuel, mais le supporter et l'environnement ne les perçoivent que comme des hors-d'œuvre avant le véritable point culminant de la saison.
Sans Roméo au conseil d'administration, l'équipe téléphonique affronte la ronde française avec son lot d'incertitudes.
La direction reviendra à Cian Uijtdebroeks, un leader qui suscite un intérêt évident mais qui en même temps suscite des doutes logiques sur sa réelle performance à ce niveau.
Face à cette situation, le poids de la course se déplace également vers les secondes lignes.


Il faudra accorder carte blanche absolue aux coureurs que l'on appelle familièrement les pingouins dans le peloton.
Dans leurs jambes et dans leur capacité à briser la course se trouvera la dernière opportunité de démontrer que toutes les attentes placées en eux ont une base réelle au-delà de la théorie.

