Giro : Alec Segaert fait partie de ces cyclistes qu'on ne peut qu'aimer

Regarder Alec Segaert photographier évoque le meilleur Filippo Ganna

Longtemps après sa victoire, dans l'interview, il semblait encore essoufflé, il venait de remporter une étape en fendant le peloton, comme on le faisait dans les classiques.

Quel cycliste Alec Segaert, un coureur que nous aimons peut-être encore plus car son nom de famille évoque celui du grand Van Aert.

Son attaque dans le dernier tronçon de l'étape du Giro d'Italia à Novi Ligure est un luxe accessible à très peu de personnes, comment il a pris le virage à droite, comment il s'est plié… une exposition où il a su profiter de son excellente façon de rouler, en roulant couplé sur le vélo comme peu savent le faire dans le peloton actuel.

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Si hier nous parlions de Ganna à vélo, que pouvez-vous me dire sur celle-ci ?

Il a exécuté le mouvement avec la maîtrise de quelqu'un qui sait pertinemment que les équipes de sprinteurs, les rares qui ont résisté dans le groupe restreint, avaient déjà brûlé trop de cartouches à ce moment-là de la journée.

Finalement, il a réussi à lever les bras avec seulement trois secondes de retard sur le grand groupe, ce qui constitue un excellent résultat pour une autre de ces étapes « made in Giro » qui sapent les forces et laissent complètement à sec les hommes rapides comme Jonathan Milan ou Paul Magnier.

Tous deux se sont retrouvés suspendus aux avant-postes, incapables de résister au rythme suffocant d'une équipe Movistar qui poussait et poussait en tête du peloton.

L'escouade téléphonique a même impliqué Enric Mas lui-même dans la course-poursuite, mais il a fini par vérifier avec frustration qu'il n'existait aucun moyen humain de briser le pouls et d'attraper un Segaert impérial dans la dernière ligne droite.

L'exploit du Belge complète ainsi le « Girazo » de Bahreïn, une structure qui continue de défendre bec et ongles la direction générale d'Alfonso Eulálio.

D'ailleurs, ce triomphe rejoint directement les hauts faits que le coureur lui-même nous a déjà livrés ce printemps dans les classiques du nord, faisant référence à ce qu'il a vécu entre Nokere et Denain, où il a combiné frayeur et gloire en quelques jours.

Ce n'est pas en vain qu'il convient de rappeler que lors du dernier Gand-Wevelgem, il a démontré sa formidable catégorie en se confirmant comme le seul cycliste du peloton capable de suivre le changement de rythme brutal de Mathieu van der Poel et Wout van Aert.

En voici un qui a été récemment « exploité » et qui ne peut que s’améliorer.

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