Favoris du Giro : Pellizzari est le « Sixas italien »

Où ira le principal atout italien Pellizzari dans le Giro ?

Combleur, mais héritier d'une tradition cycliste brutale, Giulio Pellizzari est le principal atout de la maison.

Ça y est : le cyclisme italien vit dans une recherche permanente d'héritiers, une anxiété qui dévore souvent ses talents avant qu'ils ne mûrissent.

Cependant, le cas de Giulio Pellizzari en 2026 commence à dégager un arôme différent, plus solide et moins fruit de la nostalgie.

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Il y a à peine deux ans, Pellizzari était ce gamin de vingt ans qui faisait ses débuts sur le Giro d'Italia avec Bardiani, laissant une de ces images qui nourrissent l'histoire romantique mais cachent la dureté de la compétition : être pourchassé et dépassé par Tadej Pogačar à Santa Cristina Val Gardena.

Cette deuxième place, agrémentée du cadeau des lunettes du Slovène et d'un câlin qui a fait le tour du monde, a été le baptême du feu pour celui qui a terminé 49ème au classement général, loin des projecteurs du véritable résultat.

Aujourd'hui, le film est différent.

Nous parlions déjà de lui il n'y a pas si longtemps, comme d'un cycliste qui, au-delà de la route, mérite d'être connu,

Pellizzari n'est plus le jeune homme qui demande des autographes pour devenir un véritable atout pour le podium milanais.

On ne le voit pas du côté de Vingegaard, mais sur la deuxième ligne son nom ressort, accompagné d'un vainqueur du Giro, Jai Hindley, et d'Alexandr Vlasov, l'éternel promis qui n'est plus dans les poules.

Il ne fait aucun doute que son passage chez Red Bull-Bora-Hansgrohe a représenté le saut qualitatif définitif, confirmant que ce qui a été vu auparavant n'était pas un mirage printanier.

Avec deux sixièmes places lors des dernières courses majeures auxquelles il a participé, tant en Italie qu'en Espagne, le coureur transalpin arrive avec le soutien d'une régularité qui a échappé au cyclisme Azzurri au cours des cinq dernières années.

Ce n'est pas seulement une question de sensations ; Pellizzari atterrit au départ de la Bulgarie après avoir remporté le classement général du Tour des Alpes plus deux étapes, le thermomètre historique et le plus fiable pour mesurer qui a les jambes pour le Giro.

Le défi est immense : l'Italie a passé cinq ans sans monter sur un podium final et une décennie entière, depuis ce lointain triomphe de Vincenzo Nibali en 2016, sans embrasser le trophée en spirale.

Comme on dit, Pellizzari aura le soutien d'un ancien vainqueur comme Jai Hindley.

L'alliance est nécessaire, car face à la tyrannie de Jonas Vingegaard, la structure Red Bull va devoir jouer sur l'attaque.

Pellizzari et Hindley, conscients de leur faiblesse en termes de timing, sont obligés de saper la course lors des journées « made in Giro », celles qui ne finissent pas bien, mais qui vous laissent aux chiens.

L'objectif de placer deux cavaliers parmi les cinq premiers et de s'assurer une place à Rome n'est pas une chimère, mais plutôt l'obligation d'un cavalier qui ne se contente plus des dons des grands, mais qui veut les défier pour le royaume.

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