De l'argent frais -plus- chez Ineos

L’argent seul ne couvre pas le billet pour Ineos

Pour aborder l'actualité de l'arrivée de ce nouveau sponsor chez Ineos Grenadiers, il faut s'éloigner du simple triomphalisme financier des déclarations officielles.

Dans ce carnet mal cerné on a déjà vu naître, régner et maintenant languir de la structure qu'était autrefois Team Sky, un chèque de vingt millions d'euros par an n'est pas une solution magique, mais un symptôme de l'urgence de ne pas tomber dans l'inutilité définitive par rapport aux blocs des Emirats ou de Visma.

La réalité est que l'équipe de Jim Ratcliffe est passée du statut de dictateur du peloton à celui d'acteur secondaire cherchant désespérément à retrouver son identité.

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Ce n'est pas seulement une question d'argent ; L’argent était toujours là, provenant de la pétrochimie, sans trop de restrictions.

Le problème, c'est que le prestige s'est érodé plus vite que ses résultats sur le Tour de France.

Ce nouveau partenaire commercial arrive à une époque de reconstruction forcée, avec un effectif qui oscille entre la nostalgie de Geraint Thomas et l'incertitude quant à savoir si Carlos Rodríguez ou les nouveaux talents seront un jour capables de supporter le poids d'un héritage qui semble aujourd'hui trop lourd pour leurs épaules.

Dans la perspective critique qui nous caractérise, la question n’est pas de savoir combien ils vont dépenser, mais pour quoi.

Le cyclisme moderne a montré que cumuler les vignettes ne garantit plus le jaune à Paris.

Ineos a perdu cet avantage concurrentiel en termes de gains marginaux qui les rendait autrefois invincibles.

Alors que d'autres équipes ont perfectionné la science de la performance et du scoutisme chez les adolescents, la structure britannique est prise dans une éternelle transition, avec des changements dans la direction sportive qui ne s'enchaînent pas tout à fait et un sentiment de manque de direction claire.

Ce sponsoring doit être compris comme le dernier train pour éviter de devenir une équipe de milieu de tableau avec un budget géant.

Ne cherchez pas ici des applaudissements faciles pour les chiffres économiques ; cherchez le doute quant à savoir si ce capital servira à acheter des jambes ou à redessiner un cerveau sportif qui semble épuisé.

Reconstruire le statut de superéquipe nécessite plus qu’une simple injection d’euros ; Cela exige de redevenir l’équipe que tout le monde détestait parce qu’elle a toujours gagné, et non l’équipe que tout le monde respecte simplement à cause de ce qu’elle est devenue.

Image: ASO/Billy Ceusters


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