Personne n'est à l'abri d'une pierre, pas même Pogacar
La pierre qui a causé la chute de Pogacar est traversée chaque jour par des milliers de cyclistes
C’était un rocher, mais cela aurait pu être n’importe quoi d’autre qui a fini avec Tadej Pogačar sur le parquet de la Vuelta et hors course.
Mille fois j’ai eu envie de demander sur le podcast ce que l’on ressent quand tout se passe en un éclair.
Tout dans la vie est incertain, mais dans le cyclisme encore plus.


On passe de cent à zéro en point zéro, une réalité avec laquelle les coureurs cohabitent de manière admirable, presque irréelle.
Construire un état de forme sublime pendant des semaines et des mois pour le perdre en un instant est cruel.
La pierre de Pogačar a été le déclencheur de son premier abandon dans une course par étapes depuis qu'il concourait chez les professionnels, lit-on dans Ciclo21.
C’est une réalité si évanescente qu’elle fait peur, mais avec laquelle ces personnes vivent quotidiennement.
Le Slovène est tombé comme tant d’autres autour de lui sont tombés, qu’ils soient rivaux directs ou grégaires, tous soumis à un petit et invisible fil de chance.




Cette pierre a mis fin aux options du dirigeant des Émirats arabes unis, mais cette même pierre met fin à chacun d'entre nous lors d'une sortie dominicale, avec la certitude supplémentaire que le lendemain, nous devrons nous lever pour aller travailler.
C’est la réalité que nous choisissons d’accepter chaque fois que nous enfilons nos chaussures et que nous nous aventurons sur des sentiers ou des autoroutes.
Le terrain n'a pas d'importance.
La menace se cache toujours sous la forme d'une pierre, d'une voiture ou d'un conducteur imprudent sur l'épaule.
Éviter l’impact n’appartient pas au cycliste.
Il s’agit d’une question de mille facteurs que même Pogacar, malgré sa domination mondiale, ne peut pas contrôler.


Il nous reste l'amertume de voir comment la fortune émiette en une seconde le travail de plusieurs mois.
Il est temps de souhaiter un prompt rétablissement au champion et d'attendre son retour aux dossards avec la même force que toujours.

