Red Bull a tout pour être un artiste du Tour

Le retour de Red Bull sur le Tour de France ne sera pas gâché, ou du moins c'est ce qu'ils tentent de projeter depuis les bureaux de la structure allemande.

La confirmation officielle de leur composition pour la manche française fait comprendre que le bloc buffle qui donne des ailes ne veut pas être un simple spectateur devant les deux patrons du peloton.

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Remco Evenepoel et Florian Lipowitz partagent le leadership de l'équipe, un bicéphale qui cherche à dynamiter la course en profitant de la disparité de leurs conditions.

Les hauts échelons du groupe justifient cette décision en soulignant que le Tour ne se gagne plus avec une individualité isolée, mais plutôt à travers un bloc polyvalent capable d'offrir des variables stratégiques définitives en fonction du déroulement de la course sur l'asphalte.

Le plan sur le papier semble clair, même si la route dicte toujours sa propre sentence.

Les patrons de Red Bull précisent clairement que les deux cyclistes débutent sur un pied d'égalité dans le sport et que l'asphalte décidera de l'ordre hiérarchique final.

Néanmoins, l’idée d’utiliser les différentes vertus des deux co-leaders ouvre une marge tactique.

Provoquer des mouvements lointains ou harceler les rivaux avec l'agressivité d'Evenepoel pourrait devenir le catalyseur idéal pour user la course, tandis que la régularité de Lipowitz en montagne servira à tenter de maintenir le rythme et de tenir le plus longtemps possible dans la roue des grands favoris.

A cette équation de leaders partagés s'ajoute une garantie de soutien qui fait de l'effectif l'un des blocs les plus compacts du peloton, avec des noms comme Maxim Van Gils, Jan Tratnik ou Nico Denz.

Même au sein de cette équipe, se démarque la présence de Jai Hindley, qui assiste à l'épreuve française après avoir obtenu la troisième place lors du dernier Giro d'Italia.

Bien que l'Australien assume initialement un rôle secondaire de grégaire de luxe, son bilan et sa solvabilité au cours des trois semaines ajoutent une garantie dans la chambre à coucher pour être avec les dirigeants quand d'autres y vont déjà seuls.

N'oubliez pas que l'Australien était leader il y a trois ans…

Red Bull se rend sur le Tour avec un arsenal conçu pour répondre à tous les scénarios possibles, cherchant à forcer les autres à commettre des erreurs avant que les deux grands favoris de la course ne dictent irrémédiablement leur loi.

Attendre de bouger quand Vingegaard et Pogacar le font peut être mortel.


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