Et si la Vuelta se terminait à Gran Canaria ?

Ce serait la Vuelta si elle se terminait à Gran Canaria

Considérer Grande Canarie comme une simple destination saisonnière est la première erreur du touriste conventionnel et, malheureusement, de nombreux cyclistes qui atterrissent sur l'île les yeux embués par le catalogue du voyagiste.

Écoutez Alfredo Montes de Je pédale sur notre podcast,

Il nous propose un voyage qui rompt avec la carte postale idyllique pour se plonger dans l'orographie d'un continent miniature qui ne fait aucune concession.

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Ici, faire du vélo n'est pas une promenade le long de la promenade ; C'est une mêlée avec un asphalte qui se tord vers l'intérieur, à la recherche des entrailles d'une île qui se mesure à ses dénivelés et pas seulement à ses kilomètres de côte.

L'ami nous explique cette géographie avec la lucidité de quelqu'un qui sait que la beauté canarienne est, en réalité, un piège de passion et de dureté à parts égales.

Et si la Vuelta apparaissait ici ?

Le cyclisme à Gran Canaria est passé du statut de secret de polichinelle à celui de moteur économique qui, parfois, menace de dévorer l'essence même de l'expérience.

Dans l'audio, une réflexion sur la surpopulation est perçue dans certains points clés, où le cycliste cesse d'être un explorateur et devient un simple numéro parmi les statistiques d'occupation.

Cependant, le caractère unique de l’analyse réside dans la préservation de la valeur des itinéraires qui évitent l’évidence.

Il existe une Grande Canarie qui survit aux marges de l'agitation du sud, une île de ravins profonds et de routes qui semblent oubliées du temps, où le vent n'est pas un ennemi, mais le seul interlocuteur possible.

L'approche technique du parcours rappelle que le vélo est ici soumis à un jugement sévère.

Il n'y a pas de demi-mesure sur les rampes qui montent au Pico de las Nieves ou dans l'éternelle traversée de la Vallée des Larmes.

Est-ce que Perico lui a donné ce nom ?

Dans l'exposé, il est clair que le cycliste qui vient ici doit être préparé à une exigence qui va au-delà du physique ; C'est une exigence mentale face à un paysage qui change de visage à chaque virage, passant de la rigueur volcanique à la fraîcheur de la pinède en quelques kilomètres seulement.

C'est cette capacité de mutation qui fait de l'île un lieu unique, mais aussi qui exige un respect que le cycliste moderne, obsédé par le chronomètre, oublie souvent dans sa valise.

Et si la Vuelta se terminait un jour par ici ?

Bref, cette histoire de Gran Canaria est une invitation à regarder l'île avec la rigueur de quelqu'un qui recherche l'authenticité plutôt que la consommation rapide.

Il ne s’agit pas du nombre de cols que nous avons gravis, mais de la façon dont nous avons compris la solitude de ses sommets et la complexité d’un territoire qui vit par et pour le relief.

Le vélo sous ces latitudes est un outil de connaissance qui nous permet de séparer le bon grain de l'ivraie, la réalité du mythe touristique, pour rester avec l'essence d'un lieu qui, malgré tout, continue de garder des secrets sous l'asphalte.


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