Milan-San Remo Et si Philipsen survivait à Cipressa ?

Jasper Philipsen est parfait pour Alpecin pour faire le serrage à Milan-San Remo

Milan-San Remo est cette course qui se décide par élimination, une partie d'échecs de 300 kilomètres où la moindre erreur se paie sans importance.

Au sein du board de cette année, la figure de Jasper Philipsen apparaît avec une force qui oblige à repenser toutes les stratégies des favoris.

Le Belge vient de remporter la Nokere Koerse avec une performance qui est sa marque de fabrique : une invisibilité absolue jusqu'à la dernière ligne droite dicte la sentence.

CCMM ValenceCCMM Valence

Philipsen a gagné sans être vu, presque comme s'il ne participait pas, apparaissant seulement pour un changement de chaussures anecdotique qui nous a laissé l'impression de le voir franchir la ligne d'arrivée avec une blanche et une argentée.

Ce détail, presque moqueur, ne cache pas la réalité d’une situation qui fait peur aux portes de la Via Roma.

Sa victoire révèle que le moteur est prêt et que les jambes réagissent lorsque l'asphalte devient sérieux.

Dans les équations tactiques que gère Alpecin-Deceuninck, Philipsen est l'élément qui peut déstabiliser Tadej Pogacar.

Si la course n'explose pas dans la Cipressa, si le rythme est suffisamment humain pour que le Belge survive jusqu'au Poggio, Mathieu Van der Poel a la carte définitive en main.

Le plan est aussi simple à expliquer que complexe à exécuter : utiliser la vitesse de pointe de Philipsen pour forcer Pogacar dans un scénario d'incertitude où le Slovène n'est pas le seul coq dans l'enclos.

C'est un paradoxe du cyclisme moderne que deux coureurs qui entretiennent une amitié publique et notoire comme Philipsen et Pogacar soient obligés de se chevaucher sans ménagement.

Sur la route, la notion d'amitié n'est pas comprise, surtout lorsqu'il s'agit du premier monument de la saison.

Pour Philipsen, vaincre un génie pour la quatrième année consécutive n'est pas une question de hiérarchies personnelles, mais d'instinct de survie sportive. S'il arrive avec le groupe de tête après la relégation de Poggio, sa candidature est aussi envisageable que redoutable.

San Remo ne pardonne pas les sentimentaux et Philipsen a montré qu'il savait être au bon endroit, au bon moment et avec le sang-froid nécessaire pour que son nom puisse à nouveau être entendu au-dessus des grandes stars du peloton.


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