Movistar revient à ses origines avec la Vuelta Andalucía d'Iván Romeo
Iván Romeo réalise le premier retour pour Movistar en trois ans en Andalousie
La victoire d'Iván Romeo dans la Vuelta générale en Andalousie n'est pas un autre succès dans le box de Movistar ; on parle du rappel d'identité de la structure.
Ne nous trompons pas, chez Unzué, les tournées scéniques sont devenues leur raison d'être, leur marque de fabrique et leur refuge historique.


Voir un coureur de la maison lever les bras au classement général d'une manche avec le poids de l'Andalou ramène l'équipe à cette étape où elle s'est toujours sentie à l'aise, mais qui ces derniers temps semblait trop grande pour elle ou, du moins, trop loin.
Ce qui s'est passé avec Roméo n'est pas un événement isolé, mais plutôt le fer de lance d'une génération qui commence à demander un pas avec une autorité à laquelle on ne s'attendait pas il y a à peine deux saisons.
On parle beaucoup du vide laissé après l’ère des grands patrons, mais la réalité nous dit qu’il y a de la vie, et beaucoup de vie, dans le bloc bleu.
Avec Iván Romeo, des noms comme Jon Barrenetxea, Carlos Canal et Javi Romo composent une jeune garde prétorienne qui a compris que dans le cyclisme d'aujourd'hui, on ne peut pas attendre le troisième lundi d'un grand tour pour exister.
Ce sont des coureurs avec un moteur différent, avec une autre mentalité, capables de lire la course sans avoir besoin de la voiture pour dicter chaque coup de pédale.
À cette « jambe noire » s’ajoute une classe moyenne supérieure qui apporte de la solidité au projet.
L'arrivée de Raúl García Pierna, l'audace de Roger Adriá ou la constance de Juanpe López ajoutent non seulement des points UCI, qui les ont tant accablés dans le passé, mais assurent également une continuité compétitive que l'équipe avait perdue.
Il ne suffit plus d'attendre qu'Enric Mas sauve les meubles en septembre ; Il existe désormais de réelles options pour combattre à partir de février, même si la majeure partie commence en mars.


Cette structure, quelles que soient les critiques que nous avons formulées ici sur sa tactique parfois incompréhensible ou son conservatisme éculé, est une histoire vivante du cyclisme.
Les résultats actuels commencent à transférer cet héritage vers des temps nouveaux.
La victoire de Roméo en Andalousie est une justice poétique pour une équipe qui avait besoin de retrouver le podium final d'une course prestigieuse pour se prouver, ainsi qu'à nous, que le changement générationnel n'était pas un slogan publicitaire, mais une réalité palpable.
Et en même temps mettre fin à une sécheresse survenue il y a presque quatre ans à Iván Ramiro Sosa dans les Asturies…







