La Vuelta : Qui arrête Pogacar ?

Impossible de trouver une alternative à Pogacar dans cette Vuelta

La Vuelta n'a même pas débuté depuis Monaco et le consensus précédent est proche de l'unanimité totale.

Parier de l’argent sur Tadej Pogacar est le moyen le plus rapide de le perdre.

Sans la présence de Jonas Vingegaard, la manche espagnole présente le même désert que l'on a vu dans le Giro, un désert absolu autour du Roi Soleil.

CCMM ValenceCCMM Valence

Toute version terrestre du Slovène est supérieure au plafond maximum de n’importe quel rival de la liste.

Accepter cette réalité écrasante nous oblige à baisser les yeux pour voir ce qu’il nous reste dans la lutte pour les positions d’honneur.

Felix Gall apparaît dans la hiérarchie, le coureur qui a parcouru le plus près de Vingegaard lors de la manche italienne, sans toutefois pouvoir lui faire de l'ombre lorsque le Danois a accéléré.

L'Autrichien est un diesel à la fiabilité éprouvée sur trois semaines, mais conditionné par de sérieux problèmes de finition et d'enchaînement des victoires.

Un profil identique à celui d'Enric Mas, dont la version améliorée lors des tests précédents offre bien plus de garanties qu'un Cian Uijtdebroecks embourbé dans le doute après son abandon en Italie.

De son côté, Richard Carapaz proclame qu'il va disputer le classement général après avoir changé son approche concernant le Tour.

Il est difficile d'adapter ce discours à un cycliste du podium des trois grands qui a failli s'imposer dans cette épreuve face à un Primoz Roglic endommagé par un accident.

Justement, voir le Slovène devenir le coureur avec le plus de victoires de l'histoire de la course dans cette édition semble être une entreprise très compliquée.

Cela ne convient pas non plus de voir Pello Bilbao se battre pour une place au classement, avoir la chance de lever les bras et de remporter la victoire d'étape dans les trois grands.

Dans cette classe moyenne apparaît Matthew Riccitello, revenu à l’endroit où il est tombé amoureux sous les couleurs d’Israël, inconscient des pressions passées, et un Sepp Kuss avec des traits de leadership uniques, libre d’ombres intérieures malgré le spectacle de Wout van Aert.

La case podium semble réservée à deux noms bien précis.

Le premier est Mattias Skjelmose, en croissance constante et au-dessus d'Ayuso sur le Tour s'il liquide la fatigue accumulée.

Le second est Oscar Onley, une signature puissante d'Ineos pour sauver l'honneur d'une structure invisible en France.

Le Britannique apparaît comme une option plus forte pour le podium que Carlos Rodríguez, qui arrive avec une préparation loin d'être optimale.

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